Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.
Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers nostalgique et crépitant de Mike Cadoo dans le dernier Opus de Dryft, son projet le plus mélodique, tourné vers l’IDM des années 2000 et né après la période 90’s de Gridlock. En 2000 sort l’album Cell, un bijou de l’histoire de la musique électronique industrielle, un album qui fera vriller tout ceux qui le découvrirent à l’époque et dont je fais partie. Particle sort aujourd’hui, tout l’ADN est intact, une tension permanente, une mélancolie technologique, un espace pour tout ceux qui veulent s’approprier ces moments d’équilibriste, le son d’une vie entre structure et chaos.
#IndustrialIDM
https://haveyoulostyourway.bandcamp.com/album/particle
Aujourd’hui je vous emmène en Inde, dans des ragas, la musique classique indienne. Utsav Lal nait à New Delhi et rencontre le piano vers 7 ans. À 9 ans il donne ses premiers concerts. Brisé entre son affection pour la culture de sa région et la conscience que le piano occidental n’en fait pas partie, il se mets en tête de créer la fusion, mais avec un piano extraordinaire. Un piano fluide, doté d’une mécanique de modification de l’accordage de chaque note accessible au musicien. L’instrument lui ouvre le monde des micro-tonalités, des glissements entre toutes les subdivisions non linéaires des octaves permises par les Sitar et Sarod.
Et tant que vous y êtes je vous pousse la playlist du Tour Live de 2024, ils ont une présence scénique impressionnante et un Suona (hautbois chinois très puissant) en live c'est absolument délicieux.
(Désolé c'est du YT, les plateformes comme Bandcamp sont peu utilisées par les labels indie chinois comme Pollux.)
Aujourd’hui je vous emmène dans un arbre, un vieux sophora pour être exact. On part dans la folk introspective de Doudou et Mabang. Nous sommes presque aveugles de la scène chinoise mais celle-ci n’est pas silencieuse. Cet arbre est à l’entrée du village, lui en est le gardien silencieux, une figure de mémoire, devant la disparition des jeunes partis à la ville. Le voyage comme lien, avec ses chevaux et ses caravanes qui permettaient de relier le Yunnan, le Tibet, l’Asie du Sud, loin de la politique des territoires d’un régime autoritaire.
Leur musique parle d'elle même sans tout traduire, c'est une langue universelle.
Aujourd’hui je vous emmène dans une rivière infinie, on part dans une vague d’arpèges de Lubomyr Melnyk. Il nait dans un camp allemand de déplacés en 48 car ses parents fuient l’Ukraine déjà sous l’attaque de l'URSS. Ils s’expatrieront ensuite au Canada. Il parle du sens de la vie et il observe ce monde. il s’exprime par des vitesses de jeu très élevées. Ce qu’il fait au piano seuls quelques uns peuvent le refaire, d’une exigence ultime, il pousse notre esprit saturé de notes à lâcher prise, c'est son objectif. Fermez les yeux, un halo s’empare de votre esprit, sa musique devient sons et photons, un écoulement fluide et poétique.
https://lubomyrmelnyk.bandcamp.com/album/corollaries-10th-anniversary-special-edition
Aujourd’hui je vous emmène dans une oeuvre de Qasim Naqvi. Il est Pakistanai et bosse aujourd’hui depuis Chicago ou NewYork. Il est le fondateur de Dawn of Midi (allez voir "Dysnomia" c’est de la techno sans électronique).
Quand il a composé ces titres il imaginait la disparition de l’humanité et la renaissance de la planète sans nous. Youpi. Imaginez la nature envahir les villes, les animaux repeupler tous les espaces, cette nature redevenir plus verdoyante et explosive qu’elle ne l’a jamais été. Un tableau de Thomas Cole, sans aucun personnage.
John Adams n’est jamais loin, les crans de lecture sont infinis, un abîme vertigineux.
https://qasimnaqvi.bandcamp.com/album/god-docks-at-death-harbor
Aujourd’hui je vous emmène dans la belle scène electro écossaise, on part dans l’univers euphorique de Joshua Spence Mainnie Aka Barry Can't Swim. Son dernier opus est absolument fantastique, d’une finesse qui éclate les comparaisons. Dans la veine des génies du genre dans l’art du sampling comme Forest Swords, il sait faire émerger des mélodies du séquencage fin comme sur un fil, comme Jon Hopkins, Bonobo. L’album est un déroulé subtil qui voyage. Sous ses airs léger il mérite une vraie écoute attentive. Ses quelques textes sont tous beaux, chargés d’émotions, une vérité simple sobre crue comme The Streets et son accent.
#Electronic
https://barrycantswim.bandcamp.com/album/loner
Ce soir je vous emmène dans un album de métaux résonnants, on s’infiltre dans l’architecture intérieure du musicien et cinéaste J. Carter. Né à Nashville et basé entre Brooklyn et Berlin, il vous emmène dans des drones vibrants et fragiles, chargés d’une infinie tension, un enjeu qu’il déroule aux frontières de l’instinct de survie. Comme la conclusion d’une transformation, entre un passé non résolu mais accepté tel qu’il est, de façon cathartique, comme une douce renaissance.
Je vous invite à prendre l’ensemble par le début, mais c'est une trilogie et cet album est le dernier, les autres vous attendent avec impatience.
#AmbientJewel
https://vaagner.bandcamp.com/album/vessels
Aujourd’hui je vous emmène dans un saphir du passé, toujours présent et certainement au rendez-vous du futur. On part en 1998 dans l’univers de Peter Ulrich. A la croisée des chemins des ères Rock, Folk et Expérimentales des 80’s, porté et architechturé en MIDI par la technologie d’une époque avec le Yamaha CX5M, le sampler qui permis à Brendan Perry (Peter fût le batteur de #DCD 10 ans) de synthétiser et surtout structurer les parties inimmitables de cordes et flûtes de leurs premiers opus qu'il faisait dans son appartement HLM au 13e étage d'une tour à Millwall.
Un album magique, une pure merveille, mieux qu'une DeLorean volante.
https://infinitefog.bandcamp.com/album/pathways-and-dawns
Aujourd’hui, on part en Iran dans un album de Kayhan Kalhor. Une lumière dans l’obscurité, en exil de son pays étouffé et massacré par son propre régime puis par les autres. Sa musique est la résistance d’une humanité qui existera toujours et partout, comme un ciel de la même couleur pour tout le monde sur ce globe.
Son kamancheh dialogue avec la kora de Toumani Diabaté, artiste demi-dieu disparu mais immortel par ses disques, tout vibre dans l’esprit du radif Iranien, cette culture inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, deux traditions se répondent, tissant une mémoire survivante.
Je vous pose au milieu.
#Iranian
https://realworldrecords.bandcamp.com/track/joyful-sun
Et pour compléter l'accès à son univers vraiment étrange et perturbant, je vous pousse une petite vidéo (qui dans certaines circonstances vaut mieux que de longs discours, surtout les miens 💀 ).
Aujourd’hui je vous emmène dans les drones de Thomas Ragsdale. Un son vaste, industriel et marqué d’une identité culturelle forte, celle du Yorshire, un lieu de reliefs et de paysages rudes et infinis. Dans ce que je connaisais de lui, je ne vous l’aurait pas partagé, parce que c’était vraiment difficile d’accès, par contre ce qu’il produit sur ces derniers albums de son projet SULK Rooms devient très abordable et immersif et conserve la philosophie du tout Live, et tant pis pour le mastering, seule l’énergie brute compte.
Entrer dans ses morceaux c’est parfois comme passer en hyper-espace, profitez du voyage.
Je vous pose au milieu.
Aujourd’hui je vous emmène loin de là où vous pensiez qu’on allait aller. On se perds dans un pan entier d’une culture survivante des années 90’s, on part dans la BassMusic Hybride des deux Berlinois Kiko King (Tin Man) et le producteur Creativemaze. L’ambiance convoque le beau Massive Attack du Blue Lines et l’UNKLE de l’ère DJ Shadow plongés dans un bain délicieux d’Acid et de vastes paysages sombres mais éclairés par des textes magnifiques. Tout porte et emporte plus qu’une simple réanimation du TripHop immortel de notre adolescence.
Je vous pose sur un clip, cherchez le Best Of, toute leur discographie est stratosphérique.
#Bass
Aujourd’hui je vous emmène à Toulouse dans la Folk vibrante et incandescente de Lisieux. Cindy, Hugo, Michaël et Christèle la bateuse produisent une Folk de caractère et de résilience. Leur musique se tient hors des égos, loin des appétits de pouvoir, dans une zone dépouillée où le manque ne se vit plus comme une convoitise, mais comme une ouverture. Là, dans cette faille acceptée, nait une paix silencieuse, pure et durable qui ne réclame rien et se suffit à elle-même. Une claque monumentalement douce.
Les références à Death In June, Dead Can Dance ou Cocteau Twins ne rendent que partiellement compte de leurs influences.
Aujourd’hui je vous emmène dans les ténèbres d’un choeur, un instrument humain, une chorale, on part dans la province de Londres. Loin de toute catégorisation "chants religieux", bien qu’en ayant à son répertoire, ce groupe mets à profit les édifices pour réverbérer son chant, ouvrir la perception d'émotions. Leur répertoire va de Nigel Short en passant par Benjamin Britten. C'est très contemporain et faisant des crochets sur des oeuvres Cultes telles que H2G2 The Hitchhiker's Guide to the Galaxy.
Je vous pose sur cet album absolument magnifique (oeuvre de J.Tavener) du niveau de sensations des productions de Joep Franssens.
#chorale
https://www.youtube.com/watch?v=TujRgMJ3sd0&list=OLAK5uy_kDfAAUiB4YtJL4d1RqmukyFrCmovQKhD0
Aujourd'hui je vous emmène dans un album "Masterpiece", sorti en 2011 mais réédité en 24 bits en 2025 de Vincent Villuis aka AES DANA. Ce lyonnais d'origine nous donne une occasion de nous replonger dans ce périple électronique et narratif, aérien et aquatique aux frontières de l'IDM glitchy, celle qui a bercé ces années là et de la belle trance psychédélique atmosphérique artisanale des 00's celle des Nicolas Van Meirhaeghe, Richard David James ou de l'excellent Mike Cadoo.
Marqueur d'une époque qui fût un terreau d'inspiration en France pour leS scèneS électro, ambient et psy trance, et qui traverse les années.
https://ultimae.bandcamp.com/album/perimeters-remaster-2025-24bit
Aujourd'hui je vous emmène dans une chronique long format que je voulais faire depuis longtemps, et puis j'ai repoussé et repoussé jusqu'a me retrouver ce matin devant le diffcile choix entre me rendre utile à quelqu'un d'autre sous la pluie ou être inutile pour tous mais au sec.
Vous l'avez compris, je suis tout sec et j'ai même rallumé le chauffage.
En espérant que cette chronique (toujours écrite de la main du singe et sans IA) vous apportera aussi, cette chaleur de réconfort que me procure celle du radiateur.
C'est ici --> https://lambdachro.fr/2026/02/19/benoit-de-villeneuve/
Le repouet fait plaisir 🫶 .
Aujourd’hui je vous emmène dans une chapelle numérique sur l’hôtel du saint Keygens pour une cérémonie encryptée, on part en Italie sur les prods de Vittorio D’Amore. Nourri par la culture démoscène, l’univers baroque et les riffs de métal il régurgite ici ses influences avec des envolées de choeurs profonds soutenus par des orgues de synthèses dans une sorte d’abstraction technologique pure et mélodique. Pas la moindre trace d’IA et pourtant tout est 100% de synthèse, dréssé sur séquenceur MIDI. Pas la moindre trace d’organique dans ses sons, comme si la matrice d’une mythologie binaire se déversait dans vos oreilles.
#experimental
Aujourd’hui je vous emmène dans le poly-multivers de maas_vg. On part à Amsterdam aux Pays-Bas pour un album composé d’une base expérimentale et tirant sur le Grindcore et parfois aussi sur le Jazz. Parce que oui, il est saxophoniste, et si la chaleur vient dans chaque morceau de ses blast-beat, c’est aussi son jeu, cet instrument et sa voix que j’ai pas réussi à qualifier car si singulière qui ouvrent le champ de l’émotif, du ressenti exacerbé ultra-réaliste ("Panic attacks" en est l’exemple viscéral).
Vous trouverez en lui sa discrétion, son amour pour les détails et des participations à des installations d'arts.
https://www.youtube.com/watch?v=GsgomBYeDjE&list=OLAK5uy_lp22PTafp3EQhOmlYG-2kHI-HPPboDKdA
Aujourd’hui je vous emmène depuis la #Belgique dans un univers planétaire, celui de Dijf Sanders. David de son prénom parcourt le monde, Géorgie, Indonésie, Népal, Inde pour y récolter /Sampler des sons traditionnels et réels pour les mettre ensuite en musique. Il cherche cet obscur artéfact humain qu’est le langage universel, celui que n’importe qui comprend sur la planète. Son travail est la croisée des chemins entre Clark (le taulier de l’IDM) Beck (celui de la Folk) Rone (celui de l’Electronica urbaine) et Nyx Nótt (celui de l’AmbientNoise).
Entrez par le dernier, un petit trésor.
https://dijfsanders.bandcamp.com/album/supra
Ou juste avec ce single:
https://dijfsanders.bandcamp.com/track/mingrelian-song