Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.

Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.

Aujourd'hui je vous emmène dans l’électro-Pop de Kiss Facility un duo et couple émirato-égyptien et irlando-chilien basé à Paris qui semble avoir traversé les forêts de brumes de The Cure et les récits des Mille et Une Nuits. Leur son glisse entre les guitares de la Pop nordique et de très fines et subtiles boucles mélodiques de synthèse dignes d’une digestion de la culture GothWave. Chaque texture trouve sa place, sans rien écraser. Elle chante en les désirs interdits, les doubles vies et les libertés contrariées du . Un pont d’émotions naît de la richesse d’une culture manifestement bouillonnante.

kissfacility.bandcamp.com/albu

Photo couleur prise en vue plongeante sur Mayah Alkhateri et Salvador Navarrete (Sega Bodega) au mileiu d'une foule d'autre personnes mais ils sont les seuls à regarder l'objectif. Photo couleur portrait étendu de Mayah Alkhateri et Salvador Navarrete (Sega Bodega) dans la pénombre se faisant face lui glissant son visage après d'elle.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers à la beauté engagée de Kevin Le Pennec. Natif de Brest, nourri des influences musicales bretonnes, il se prends d’affection dès 7 ans pour la tradition de la harpe celtique à leviers. Cet ancien infirmier devenu musicien produit des enluminures mélodiques, mélangeant l’imagerie de la cour du roi Arthur en y intégrant le sel de la le poivre des textes saupoudrés comme autant de poésies et histoires contées comme des fables contemporaines.
Je vous pose sur son dernier album. Un empreint d’une liberté mouvante qui donne force et puissance aux mots.


youtube.com/watch?v=9Txiud845C

Kevin Le Pennec en photo couleur dans un jardin posé sur une vieille pierre jouant de la harpe. Kevin Le Pennec photo promo du dernier album. En chemise de satin mauve prenant sa harpe comme un partenaire de danse. Vue par le dessous.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers interstitiel de Rune Kristoffersen et Morten Sjøberg aka Fra Lippo Lippi. En 1981 sort cet album qui est le chaînon manquant entre Joy Division et The Cure. Spartiate, coloré du matériel d’enregistrement DIY d’une époque, un son pur qui n’a pas peur du vide. La basse, les vieux synthés, le mellotron dessinent l’ossature, les voix s’enfouissent dans le mix, les mélodies des guitares ouvrent l’espace. Rien ne cherche à combler le vide. L’air y circule et, avec lui, celui de toute une culture froide et éveillée, un morceau d’histoire survivante tant que cet album résonnera.

Un bijou.

fralippolippi.bandcamp.com/alb

Rune Kristoffersen et Morten Sjøberg photo couleur dos à dos dans l'obscurité. 
Rune Kristoffersen et Morten Sjøberg photo couleur de face. Morten Sjøberg photo noir et blanc en portrait souriant et regardant l'objectif.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers dépouillé de Fiona Brice. Née à Northampton, elle apprend la musique au King’s College de Londres puis à la Royal Academy of Music, et devient instrumentiste et orchestratrice. Les violons de Placebo, c’était elle mais elle a bossé seule depuis. Sa musique est une réduction. Comme une sauce dont on concentre les sucs jusqu’au sirop, les mots et les sons s’effacent pour que l’histoire et le décor disparaissent, vaporisés, et qu’il ne reste que l’émotion, celle qui n’a pas de syllabe, brute, abstraite, non taillée, que chacun fera sienne.
Un album d'une douceur indispensable.


fionabrice.bandcamp.com/album/

Fiona Brice, photos couleur devant un mur de lumière enfumé regardant sur le côté. Fiona Brice photos couleur en concert avec son violon.

Aujourd’hui je vous emmène dans la texture de Thomas Nicol aka Tom VR. A Chester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, Thomas s’amuse avec Fruity Loops alors qu’il n’a que 14 ans et en 2026, il dit ne toujours pas vraiment savoir lire la musique ni maîtriser la théorie musicale au sens académique et continue de composer essentiellement à l’oreille. Jouant des combinaisons de percussions accidentées, de bruits résiduels, de synthés scintillants, de nappes mélodiques ultra émotives il révèle les couches de tout un récit, dans un blast de délicatesse et de subtilité qu’on ne retrouve que chez les maîtres du genre.


tomvr.bandcamp.com/album/dont-

Thomas Nicol en photo couleur . Arrière plan noir et lui avec un coupe vent bleu souriant les yeux fermés. Thomas Nicol photo couleur en extérieur devant des végétaux en brousailles, il à sa main devant la bouche en train de rigoler. Thomas Nicol photo couleur dans son home studio avec des machines devant lui. Un miroir renvoie son reflet en arrière plan.

Aujourd’hui je vous emmène à Montréal dans les brumes de CLANN. Deux frères qui construisent une électronique cinématographique où cordes frappées s'accordent de cordes caressées, voix spectrales et nappes massives cherchant un continuum ordonné et séquencé. L’histoire de ces deux frères (dont un est mort après l’album) est d’une beauté sombre, presque irréelle. Ils créent une rémanence d’images soudaines et poétiques. Leur musique (l’album fut réalisé du vivant des deux) est un écrin somptueux dont la charge dépend intimement de ce que chacun vient y déposer.
Un OVNI sonore indispensable.

clann.bandcamp.com/album/seelie

Sebastian « Seb » McKinnon — Benjamin « Ben » McKinnon — CLANN en photo en forêt en noir et blanc. Ben tiens la caméra il est mort en 2016. Photo couleur devant un paysage de bord de mer désertique. Sebastian « Seb » McKinnon regarde de côté les cheveux au vent.

Voilà ce n'est pas une chronique et je radote rarement le même artiste sauf ceux qui m'ont bouleversés certainement, et donc bref, balec donc le Live "Quiet Pieces" est sorti, je sais pas quoi vous dire il est déjà passé trois fois sur moi depuis ce matin et j'ai encore envie de lui.
Alors oui, c'est sûrement pas pour tout le monde, faut aimer les tracks de 10 minutes, faut aimer l'Experiment Drone, mais tout ce que j'peux dire c'est que ceux, ceux à qui ça va parler, ça sera pas en chuchotant ☝️🫠.

C'est 🤯, ça fait 10 ans qu'on attend ça dans la scène ambient.



abulmogard.bandcamp.com/album/

Aujourd’hui je vous emmène en Belgique, dans l’univers amoureux de David Shaw And The Beat. Passé par Manchester, Paris et ses clubs, il pose une union entre la pop anglaise acidifiée, mélodique et nerveuse, et une matière plus granulaire, martiale, industrielle, telle qu’on la rencontre en France et en Allemagne. Amours nés du désir et de la chair, crus sans paraphrase, transpirant les matériaux nobles et la sueur. Ses textes parlent de domination, de dépendance, des corps et de la violence des émotions, une poésie noire éclairante nourrie de l’esthétique punk et gothique.
Je vous pose au milieu.


davidshawandthebeat.bandcamp.c

Photo en couleur de David Shaw devant un vitrage etrange il porte un pull noir des chaines autour du cou et regarde l'objectif avec un regard intense. David Shaw phot couleur assis dans don studio au milieu de tout un tas de synthétiseurs avec une lumière chaude et tamisée.

Aujourd’hui je vous emmène dans une expérience sonore. Elle est Géorgienne, il est Berlinois. Elle vient des technologies numériques et de la musique chorale, il vient du post-rock et de la musique concrète. Leur musique est un objet unique qui traverse les univers et les galaxies. Est-ce un automate cellulaire ? Est ce une vie que l’on regarde avec un stéthoscope posé sur notre propre poitrine ? N’est-ce que ce que l’on peut voir si on ferme les yeux ? N’est-ce que le chaos soudain organisé et bouillonnant comme une émergence d’urgence et d’énergie.
Prenez le temps d’une écoute intégrale, le sens en dépends.



robertlippok.bandcamp.com/albu

Anushka Chkheidze + Robert Lippok en photo couleur en extérieur devant des murs de brique rouge et quelques plantes. Ils fixent l'objectif et ont l'air heureux Anushka Chkheidze + Robert Lippok phot en couleur en concert devant une table pleine d'équipements et d'instruments le tout baigné dans une lumière bleue. Chacun est occupé sur un instrument.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers anarchique mais fondus de valeurs de Crack Cloud. Ils sont bien plus que tout ce qu’on peut en dire, collectif d’action pour aider les addicts de Vancouver au Canada. Ils sont aussi un collectif de musiciens (et ex-addicts pour certains) ayant mis sur un album, toute la destruction liées aux produits et tout l’espoir que la vie sans eux peut porter. Entre AfterRock et NewHipHop, l’ensemble est un patchwork, comme le sont ces vies déchirées et recousues. Un petit bijoux de matière sonore, un objet sonnant non identifié qui ne peut que plaire ou bousculer.
Discog magnifique !

youtu.be/DHd1a4rjlqY?si=IpI_9c

Le collectif Crack Cloud posant en costumes variés, soldat, pirate, marinier banquier etc Le collectif Crack Cloud posant en costumes variés, soldat, pirate, marinier banquier etc regardant une télévision cathodique en extérieur (prise de vue de derière la TV.)

Aujourd’hui, je vous emmène dans l’univers de Mark Van Hoen, Aka Locust. Petit nouveau de la scène de Croydon, dans le Grand Londres puisqu’il s’inspirait déjà en 82 de Cabaret Voltaire, Kraftwerk et Tangerine Dream quand il composait sur son premier synthétiseur. L’album du jour est très polymorphe, de nombreux feats et une genèse artistique consécutive d’une tournée, un album studio très nostalgique et organique entièrement conçu sur scène. Ceux qui le suivent, allez y, c’est un grand cru, tout y est, les autres dépêchez vous sa discog est un indispensable !

Je vous pose au milieu du bdcmp:
markvanhoen.bandcamp.com/track

youtube.com/watch?v=JSpQb8qPIM

Mark Van Hoen photo noir et blanc, assis par terre regardant l'objectif. Un tshirt noir des tatouages et un regard incroyable. Mark Van Hoen assis devant un piano droit ouvert avec au dessus un système de ynthese modulaire vintage. Photo couleur assis à l'envers sur le tabouter de piano regardant l'objectif. Mark Van Hoen et une autre personne non identifiable à genoux dans une salle ou des équipements (clavier ordinateur magnétophone sont présents au sol). Photo noir et blanc des années 80.

Aujourd’hui je vous emmène en Slovénie, dans le de Gnoomes. Sasha et Masha Piankov sont un couple russe qui a choisi de s’exiler pour échapper à la guerre, à l’enrôlement de force ainsi qu’à la répression des artistes et voix dissidentes. Leur son est une sorte de fusion de , et de . Un son lourd, massif, attractif et explosif. Une sorte de triple hélicoïde dans laquelle tout interagit au service de l’invocation.
Leur déracinement et les pressions du régime russe transparaissent directement dans les textes de leurs morceaux. Personne ne devient un immigré sans en souffrir.

Une pure merveille ☝️🥰.

gnoomes.bandcamp.com/album/los

Sasha et Masha Piankov sont un couple de musiciens. Photo couleur en extérieur de nuit devant des arbres sans feuille. Ils sont cote à cote sans regarder l'objectif. Il porte une chemise bleue sur un tshirt vert et elle une veste noire sur une marinière verte. Ils ont tous les deux les cheveux longs. Photo couleur devant ce qui semble être un parc arboré ils sont tous les deux en vêtements sombres éclairés par une lumière très orange typique d'éclairage public.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers éolien d’Erika Sirola & Murrettumeri. Une voix pop venue des grands espaces rencontre un orgue qui semble avoir traversé les siècles. Deux mondes opposés mais étrangement symbiotiques, quelque part entre Julianna Barwick, DCD et les silences d’Arvo Pärt. Leur musique ne cherche pas à remplir l’espace mais à lui donner une respiration, à faire sauter la toiture. La voix est lumière, l’orgue désacralisé le paysage de ce monde devenu trop lourd, qui nous avale à force de bruit, d’images et de gravité. Parfois il faut déposer ce poids quelque part. Pourquoi pas Ici, pourquoi pas dans la musique.

youtube.com/playlist?list=OLAK

Photo couleur de type portrait de Erika Sirola maquillée avec un mascara blanc sur les yeux regardant vers le haut.  Erika Sirola & Murrettumeri en photo couleur de plain pied devant une porte et un escalier médiéval. Elles portent d'amples vêtements blancs.

Aujourd’hui je vous emmène dans une magnifique histoire intérieure, on part en Corée du Sud avec Park Jiha. Avec elle le passé ne dort jamais vraiment. Il survit dans les fibres des instruments (Yanggeum, Saenghwang, Piri) comme une mémoire froide sans langage, un parchemin où chaque souffle, chaque frappe, chaque vibration réveille des vestiges de vie et des mélodies intemporelles. La vie comme la musique est un mouvement perpétuel de disparition et de renaissance où l'ancien nourrit inlassablement le présent. Si la mort peut danser c'est parce qu'il existe des musiciens partout dans le monde pour accomplir ce miracle.

parkjiha.bandcamp.com/album/al

Park Jiha en photo couleur devant un grand rideau en train de jouer d'un Saenghwang (un instrument à vent traditionnel coréen . C'est un orgue à anche libre dérivé du sheng chinois) Park Jiha en photo couleur en concert en train de jouer d'un Yanggeum (un instrument à cordes traditionnel coréen . C'est un dulcimer à marteaux . Contrairement aux autres instruments traditionnels coréens (dont la plupart ont des cordes en soie ), le yanggeum possède des cordes en métal.) Photo noir et blanc en concert jouant du Yanggeum avec des outils numériques (ordinateur) pour gérer ses partie de traitement et effets.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers magique de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, shaman de l’électronique et australien. La magie n’existe pas et pourtant leur musique peut transformer notre perception du temps, des lieux et de la mémoire pour nous ramener à un endroit où nous étions vingt ans auparavant, donner l'impression qu'un lieu existe alors qu'il n'existe pas, parfois provoquer une sensation de déjà-vu. Leur sonorité est unique parce qu’elle vient d’objets inhabituels qu’ils collectent et transforment en instruments de musique. Un pont entre électroacoustique et matières résonnantes.
Un bijou.

shugorei.bandcamp.com/album/me

Photo couleur de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, compositeur et producteur électronique australien dans leur studio prise par le haut. On y voit quelques équipements et instruments. Photo couleur des deux membres et Nozomi Omote tiens en main des objets qu'elle transforme en instruments percussifs. Ils sonts colorés en rose et bleu. Photo couleur de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, compositeur et producteur électronique australien. Lui tiens un synthétiseur et elle un tambour et une rose rouge.

Aujourd’hui je vous emmène dans le de Youssef Labidi Aka Ucef puis Obsqure. Il est Tunisien et a rejoint Toronto pour produire sa musique comme il la voulait, libre et ouverte. Exactement comme le piano arabe qui est le trait d’union entre tradition et modernité, Labidi conjugue et catalyse une union, un processus créatif pour aller de l'électronique vers son identité culturelle, le tout au format cinémascope, en grand angle. La rencontre des mondes, l’harmonie de sa musique. Archive, Massive A. ne sont pas loins.
Je vous laisse entrer au milieu du Tabula Rasa sorti en 2018, foncez sur sa discographie absolument magnifique.

cosmicleaf.bandcamp.com/track/

Photo noir et blanc de son studio de production musicale, on y voit ses machines disposées devant des écrans. Photo noir et blanc de Youssef Labidi les bras croisés en tshirt noir sur fond blanc, il a un sourire et fixe l'objectif.

Aujourd'hui je vous emmène dans l’univers sublime et étrange d’Anja Plaschg, aka Soap&Skin. Un album façonné par les paysages sombres de sa Styrie natale. Autrichienne, elle compose une musique où le piano, les cordes et l’électronique se mêlent dans une sorte d'éclair créatif entre les cuivres mélancoliques de The Divine Comedy et les éclats de lumière et de joie d’Efterklang. Un trait d’union entre néoclassicisme, ambient et musique électronique. Une artiste libre et habitée qui refuse les frontières entre chanson, expérimentation et musique contemporaine.
Ses textes ultra-conscients sont ciselés d'humour noir.


soapandskin.bandcamp.com/album

Anja Plaschg photo couleur de plein pied en robe noire fixant la caméra. Anja Plaschg photo couleur sur fond blanc en pull et sac à main noirs. Elle à les cheveux courts comme Sinéad O'Connor.

Aujourd’hui je vous emmène à Toulouse dans le second album de daoud (sans majuscule).
Il est producteur franco-marocain, et travaille aujourd’hui depuis la ville rose, Toulouse. Natif de Nancy il y a grandi baigné dans la musique (sa mère enseignait le solfège). Il a commencé très tôt la trompette et a intégré adolescent le conservatoire d'Amsterdam. Sa musique fait entrer le Jazz dans le Hip-hop instrumental, la Néo-soul, l'Electro-House, la Drum'n'bass, l'Afrobeat.
Un album très atypique, bourré d'influences riches et diverses éveillé et bouillonnant qui peut résonner peu importe de quel courant d’origine on vient.


daoudmusic.bandcamp.com/album/

daoud photo portrait noir et blanc, de face assis acoudé sur une table blanche, fond blanc. daoud en photo noir et blanc en train de répéter avec d'autres musiciens. Il tient une trompette à la main en arrière plan un musicien avec une contre-basse. daoud photo couleur en train de souffler dans une trompette. Il porte un bonnet gris et une paire de lunettes.

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