Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.

Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.

Aujourd’hui je vous emmène à Londres dans le multivers d'i Häxa. Leur propos c'est sortir Häxa (la sorcière) de son carcan dogmatique, historique et caricatural pour aborder des sujets bien plus simples, en particulier ce vide qu’il reste dans le cœur des humains quand on leur retire leurs dieux et leurs certitudes. Quand se confronter à la falaise de notre mortalité, signifie agir et assumer sans seconde chance sans rien pour nous sauver. Entre dark folk rituel, ambient industrielle, spectral et électronique expérimentale, là où les frontières n’ont plus aucun sens.
Entrez par le track 5, gardez les premiers pour plus tard.
ihaxa.bandcamp.com/album/i-h-xa

Rebecca Need-Menear photo couleur devant son bureau dans la pénombre avec des bougies alumées. Elle a un micro devant elle et tiens une magnifique Vielle à roue sur ses genoux. Rebecca Need-Menear photo portrait sérré en couleur. Elle porte des perles blanches collés sur la peaux sous ses yeux et regarde vers le bas avec un air intriguant et nostalgique.

Ce qui me fait vous renvoyer à une très vieille chronique d'une époque où j'avais repris sur le blog mes threads que j'envoyais sur un réseau dont on ne dit plus le nom à une époque où (encore) j'avais peu de temps pour écrire et qui mériterai amplement que je la reprenne, mais restons sur son objet :
Anna von Hausswolff qui a donc monté depuis son label et son studio Pomperipossa Records et qui produit donc (tout s'assemble toujours à la fin rassurez-vous) le trio Småland.

lambdachro.fr/2021/07/21/annav

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride de Thobias Eidevald, Christian Hutchinson Berg et Dag Rosenqvist Aka Småland (qui est aussi une région suédoise). Ils ont choisis de ne pas partager d’outils de production commun, ce n'est pas un détail mais un anti-workflow, pas de rationalisation des apports, aucun lissage mais des résistances, des impuretés des incompatibilités qui transforment toute logique productiviste, toute standardisation musicale toxique en un respect simple et naturel pour l’altérité de chacun des membres. C’est produit dans les studios d’Anna von Hausswolff, conteuse d'histoires musicales.

sm4l4nd.bandcamp.com/album/oro

Christian Hutchinson Berg photo de type identité cadrée sérée avec filtre jaune sur toute l'image. Dag Rosenqvist photo de type identité cadrée sérée avec filtre jaune sur toute l'image. Thobias Eidevald photo de type identité cadrée sérée avec filtre jaune sur toute l'image.

Aujourd’hui je vous emmène à Paris, on part dans l’électro introvertie et sensible d’Alexandre Corchia Aka Trudge. La musique est son miroir aux émotions, un support de mémorisation des turpitudes de la vie, de celle qui sont simples et sans aspects extraordinaires mais qui impriment la réalité d'une identité dans ce tissus sonore. Son travail diverge du quotidien saturé de choses qui convergent pour convenir à tout le monde, lui fait un univers qui se nourri de tout ce qu’il écoute. Il préfère composer seul mais si la composition est une activité de l’intime, son partage lui est du domaine de l’ouverture aux autres.


trudged.bandcamp.com/album/no-

Alexandre Corchia / Trudge photo couleur en extérieur dans une rue devant un vitrine avec un lampion chinois. Il porte une veste en jeans, un sweat à capuche et une paire de lunettes rondes. Alexandre Corchia / Trudge en photo couleur dans un lieu difficilement descriptible mais extérieur, une forme blanche couvre une partie supérieure de l'image et lui se tient devant l'objectif. Il porte un coupe vent et une casquette gris/vert. Il porte des cheveux mi-longs et bouclés ainsi que des lunettes.

Aujourd'hui je vous emmène dans une chronique long format sur le blog. On part dans un univers qui ...

En fait non, on part nulle part car un univers c'est quelque chose de vaste et intime, et ici c'est justement quelque chose qui n'a plus grand chose à voir avec un "univers", enfin pas ceux que je vous partage, ceux qui vous touchent je l'espère.

J'ai hésité à en faire une chronique mais je crois que mastodon est assez mûr et intelligent pour que ces sujets liés à l'IA dans les arts soient traités, avec recul et une reflexion aboutie et non dogmatique.

c'est ici --> lambdachro.fr/2026/05/12/heada

Photo portrait de Joseph Thornalley, alias Vegyn en pull de laine bleu aux motifs jaunes. Il se tient les yeux fermés et les lèvres pincées. Des fusibles d'électricité automibile colorés sont colés sur son visage. Joseph Thornalley, alias Vegyn photo portrait couleur resséré. Son visage est maquillé, en violet sur la partie supérieure et rouge orangé sur la partie inférieure.

Aujourd’hui je vous emmène en Allemagne dans un monde vu depuis la stratosphère, un univers qui aurait pu être un paradis mais qui va devenir inhabitable par nos actes. On part dans la photographie musicale de Ekaterina Elterman et Vladimir Vanyan, qui traduisent avec de lourdes et denses lignes de synthé le récit figuratif d’une humanité évoluant dans un environnement artificiel, marquété, destructeur, manipulée par toutes les ficelles et failles de nos structures, sociales, psychiques et émotionnelles. Röyksopp et The Knife les rejoignent dans l’intention macro-artistique narrative et introspective.


jahrund.bandcamp.com/album/inv

Photo couleur avec très peu de lumière d'un bureau de production musicale avec de nombreux instruments électroniques. Photo prise par un objectif posé juste devant un synthé Arturia Microfreak. Photo couleur en extérieur avec un décor fait de végétaions eparses et de poutres de béton ancien, Ekaterina Elterman et Vladimir Vanyan elle devant lui légèrement décalé, ils fixent l'objectif avec un regard appuyé.

Aujourd’hui je vous emmène au Japon, dans les bandes d’Open Reel Ensemble. Dans la piaule d’Ei Wada, le magnétophone déconne et accélère la lecture d’une bande qu’ils écoutent. Leur réflexe est de ralentir les bobines avec leurs mains mais quelque chose de plus intéressant qu’un problème technique vient d’apparaître dans les enceintes. L’accessoire de lecture venait d’être hacké et ils se mirent en tête de chercher des adaptations techniques afin d’en faire le sampler analogique le plus proche possible de ce qu’est un instrument.
Juste fantastique.

Pour les 25 ans de .
youtu.be/M2BrXp3nEPo
Leur Bdcmp :
openreelensemble.bandcamp.com/

Les trois membres de Open Reel Ensemble vue de dessus chacun avec son magnéto à bande à plat devant lui. Photo de Ei Wada, Haruka Yoshida et Masaru Yoshida devant un ensemble de magnétophones modifiés il tiennent les éléments mobiles cad, la bande magnétique, la bobine de bande et l'archet à bande qu'ils utilisent pour intérragir avec leur magnétophone.

Aujourd’hui je vous emmène au Brésil du coté de São Paulo dans l’univers pulsatile et sincèrement énervé de Lua Viana, Aka Antropoceno. Elle est elle sait tout faire comme Fire-Tools, conjugant rythmes ancestraux et électronique trempée des éructations et cold-screams du Black-Métal. Uma delícia. Elle s’inspire des mythologies et des aspects perdus d’une vie en harmonie avec la nature et ses richesses pour vomir le capitalisme extractif, la glorification des pires psychopathes que la terre ait enfantées, devenus nos leaders, nos managers, nos gourous.
Un album fantastique et toute la discographie est absolument inestimable.

sonhostomamconta.bandcamp.com/

Lua Viana, Aka Antropoceno photo couleur en pleine nature elle fixe un point sur la gauche et semble paisiblement assise devant un décor naturel et verdoillant. Elle porte un chemisier blanc à manches courtes. Lua Viana, Aka Antropoceno photo couleur de portrait pris de 3/4 par le haut. Elle penche la tête porte des lunettes et à les cheveux colorés en rose aux reflets rouges

Aujourd'hui je vous emmène à Leipzig dans l'univers sensible de Varum. Le double EP s’appelle Breakbeat Business et avec un tel titre on s’attend à une usine à rythmes, du breakbeat calibré à la chaine, rentable et sans âme comme on en trouve au kilomètres de nos jours. Il n’en est rien. Il détourne la promesse de l’industrie et propose un album construit, introspectif, fragile où tout est pesé au milligramme. Les lignes d’Acid-Bass en TB303 sont délicieuses, les vocal chops vraiment bourrés des souvenirs de l'Eurodance. Cette Break-IDM est une sorte de magie blanche électronique, le récit d'une culture née dans les 90's.

varum.bandcamp.com/album/break

Varum photo montage de lui de coté devant une grande étendue d'eau et un ciel de soleil couchant avec des nuages diffus. Une des rares photo de Varum prise de trois quart de face fixant l'objectif avec une lumière rouge qui semble venir d'un club.

Aujourd’hui je vous emmène dans les tourbillons sonores d’Hanakiv, une estonienne qui a posé ses valises et son piano préparé (on aime) à Londres. Son album est une douce expérience, celle d’une parenthèse de cordes, d’échos, de chants, de contrebasse et de lourdes textures électroniques denses et enveloppantes, réconfortantes, pulsatiles et animées d'une vie que ne saurait être qu'éphémère. L’héritage d’une tradition chorale estonienne qui regarde vers l’électro hybride contemporaine. L’album est comme un espace de transition intime et intérieur, un moment où l’immobilité devient une stase thérapeutique.


hanakiv.bandcamp.com/album/int

Hanakiv photo de trois quart en train de jouer sur un piano droit dans lequel elle utitise une main pour transformer certains sons en attrapant directement les cordes. Hanakiv photo portrait couleur assise devant son piano et regardant l'objectif Elle se tient la tête sur un bras.

Aujourd’hui je vous emmène dans une œuvre d’art musicale contemporaine, on s’enfonce dans un trou noir super massique, l’univers beau mais épouvantable de The Caretaker. Né à Preston UK il retraite des enregistrements des années 20 à 40 sur ses samplers. Filtres boucles et destructuration de la matière sonore. 6 Stages, 6 albums, chacun étant une des étapes de la narration sans un mot de l’évolution de la maladie d’Alzheimer, comme une galerie de peinture sonore de William Utermohlen. Chaque minute est un moment, un souvenir, une humanité qui disparaît, petit à petit. Objet unique qui questionne ce que nous sommes.


thecaretaker.bandcamp.com/albu

Leyland Kirby, dans ce qui ressemble à une taverne anglaise de trois quart levant le bras dans la lumière. Il porte un tshirt noir et des cheveux longs bouclés. Leyland Kirby, photo portrait noir et blanc de trois quart profil, le regard perdu il ne fixe pas l'objectif.

Aujourd’hui je vous emmène à Chicago dans la patinée de de Terry Callier. Il produit dans les 70's une foule d’albums mais ne trouve pas son public. Il disparaît alors et passes 10 ans à faire de la programmation informatique à l’université mais la musique et ses potes (Curtis Mayfield) le poussent à revenir en 98 avec cet album. Les arpèges, sa voix posée et le texte provoque une fusion du réacteur, c’est l’emballement du cœur, enfin. Il finit sa vie en 2012 avec le lien qu’il a toujours souhaité avec son public.
Je vous pose là, vous saurez naviguer dans sa discographie géniale.
A voir: Feat avec Massive Attack en 2005.

youtube.com/watch?v=mIJAi58j-p

Terry Callier photo couleur en vue plongeante de dessous lors d'un concert, il a sa guitare en bandoulère et un spot de lumière en arrière plan. Photo portrait resséré en couleur de Terry Callier, il fixe l'objectif et porte un colier de perle de bois.

Aujourd’hui je vous emmène à NewYork, la ville de Zohran, ville dans laquelle l’univers fragmenté de fashn est né. L'album n’est ni plus ni moins que le disque le plus inventif de ces 10 dernières années dans la scène alternative locale. Chaque morceau court et vit de sa propre personnalité, soutenant une exposition panoramique des influences qui sont les leurs. Ca part du coté de la et du de Chris††† et aussi vers la scène et le de Deb Demure (l'incroyable Drab Magesty). Ils dynamitent et explosent le nombre de couches composant les résolutions mélodiques et c’est dynamiquement fantastique.
fashn.bandcamp.com/album/sequel

fashn photo noir et blanc, sur fond gris, dos à dos regardant chacun de son coté.
Toutes les photos viennent de leur Instagram https://www.instagram.com/__fashn_/ fashn jouant avec un sampler SP404 et une guitare électrique (vue de dessus en couleur) fashn photo en extérieur en couleur devant une grande pelouse, ils sont cote à cote habillé avec des vestes bleu sombre.

Aujourd’hui je vous emmène dans le nord-est du Brésil, sur un album poly rythmique et Live de Vitor Araújo et du Metropole Orkest, un orchestre de très haut niveau, rien de moins que Symphonique. Araújo lui est originaire du Recife, un foyer culturel majeur, marqué par des traditions comme le maracatu, le frevo ou le côco, des variantes rituelles et processuelles de traditions afro-brésilienne. Toute cette matière rythmique fusionne dans une coexistence brute entre systèmes musicaux. Un véritable moment unique, une pluie violente, soudaine.

Je vous propose la vidéo:
youtu.be/FSQrCrCfH4Q

Ou l'album sur Bdcmp :
vitoraraujo.bandcamp.com/album

Vitor Araújo photo couleur de face en marcel blanc sur fond blanc, il tourne la tête sur le coté. Vitor Araújo photo portrait rapproché sportswear bleu, le regard perdu et se tenant la tête d'une main dans ses cheveux. Vitor Araújo photo de visage sur fond blanc, avec une barbe naissante et le regard décalé de l'objectif.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’Ohio, à Cleveland. On se pose pour non pas sur un mais bien deux DarkProjects, on part dans l’univers de tables harmoniques résonnantes de VINTERGRAV et de synthés glacés d'Annul Noir. L’architechte s’appelle Dominic Passalacqua, il est habité d’une intelligence rare pour les suites d’accords et leur retentissement dans la charge émotionnelle perçue. Chaque morceau semble relié à quelque chose de plus grand, porté par des instruments ancestraux et des textes bien mystérieux. Je vous pose sur deux albums très complémentaires et passés sous les radars :

DarkFolk :
vintergrav.bandcamp.com/album/

DarkWave :
annulnoir.bandcamp.com/album/i

Dominic Passalacqua photo de portrait de face très modifiée avec filtre jaune et déformations comme des braises de feu passant devant son visage. Le LineUp de Annul Noir en photo noir et blanc devant un mur de parpaings blancs ils portent tout les deux des demi masques sur la partie inférieure du visage.
JV Green - Guitars/Synth/Bass/Programming/Lyrics
D Passalacqua - Vocals/Lyrics

Aujourd’hui je vous emmène dans les joutes instrumentales et vocales de Mari Boine. Elle est issue du peuple sami, une population autochtone présente au nord de la Norvège qui fut violentée par le pays pratiquant une politique d’assimilation visant à faire disparaître jusqu’à leur langue. Elle ne raconte pas, elle est. Incarnant le lynx protecteur, le castor constructeur, le ruisseau glacé source de vie, le cœur de la terre chaud d’une lave de colère qui n’oublie pas, tous ces dieux qui ont fermé les yeux sur l’effacement de tous les souvenirs de ses ancêtres.
Sorti il y a 20 ans, un fragment du livre d’une histoire bien vivante.

mariboine.bandcamp.com/album/i

Mari Boine photo en couleur d'un concert où elle chante en tenue de cérémonie sami. Elle joue d'un tambour norvégien. Mari Boine photo portrait couleur de face avec une robe à motif végétaux jaune.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride de genres, d’époques et d'influences, on part dans le dernier opus de Yan Wagner. L’album tout entier est une pépite de textes ciselés et puissants mêlant ColdWave, guitares, synthés et explosions de BreakBeats. Une belle Pop exigeante et réfléchie (qu’on retrouve chez Daho, Bertrand Belin, Malik Djoudi), et une Electro subtile et travaillée qu’on retrouve chez Rebotini. L’album est une vision froide de notre dépendance technologique, pris aux pièges de cycles standardisés, avec l’illusion d’être tous synchronisés alors que nous n’avons jamais été aussi seuls et isolés.

youtu.be/EKCo7xEAmpg?t=701&is=

Yan Wagner photo couleur sur fond de lumière violete, portant un tshirt noir et regardant vers le haut. Yan Wagner photo couleur de coté sur fond noir, il tient une montre gousset dans ses deux mains et semble regarder par dessus quelque chose qui n'est pas terminé, ou pas commencé, c'est enigmatique.

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