Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.
Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.
Aujourd’hui je vous emmène dans une magnifique histoire intérieure, on part en Corée du Sud avec Park Jiha. Avec elle le passé ne dort jamais vraiment. Il survit dans les fibres des instruments (Yanggeum, Saenghwang, Piri) comme une mémoire froide sans langage, un parchemin où chaque souffle, chaque frappe, chaque vibration réveille des vestiges de vie et des mélodies intemporelles. La vie comme la musique est un mouvement perpétuel de disparition et de renaissance où l'ancien nourrit inlassablement le présent. Si la mort peut danser c'est parce qu'il existe des musiciens partout dans le monde pour accomplir ce miracle.
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers magique de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, shaman de l’électronique et australien. La magie n’existe pas et pourtant leur musique peut transformer notre perception du temps, des lieux et de la mémoire pour nous ramener à un endroit où nous étions vingt ans auparavant, donner l'impression qu'un lieu existe alors qu'il n'existe pas, parfois provoquer une sensation de déjà-vu. Leur sonorité est unique parce qu’elle vient d’objets inhabituels qu’ils collectent et transforment en instruments de musique. Un pont entre électroacoustique et matières résonnantes.
Un bijou.
https://shugorei.bandcamp.com/album/memories-of-magic-mah-no-kioku
RE: https://piaille.fr/@Lambdachro/114218719895542339
Petite rediff.
Cet album est absolument indispensable.
RE: https://piaille.fr/@Lambdachro/114462985965740640
C'est la fin de l'été et comme d'habitude je vous fais quelques rediffs d'albums indispensables.
Aujourd’hui je vous emmène dans le #TripHop de Youssef Labidi Aka Ucef puis Obsqure. Il est Tunisien et a rejoint Toronto pour produire sa musique comme il la voulait, libre et ouverte. Exactement comme le piano arabe qui est le trait d’union entre tradition et modernité, Labidi conjugue et catalyse une union, un processus créatif pour aller de l'électronique vers son identité culturelle, le tout au format cinémascope, en grand angle. La rencontre des mondes, l’harmonie de sa musique. Archive, Massive A. ne sont pas loins.
Je vous laisse entrer au milieu du Tabula Rasa sorti en 2018, foncez sur sa discographie absolument magnifique.
Aujourd'hui je vous emmène dans l’univers sublime et étrange d’Anja Plaschg, aka Soap&Skin. Un album façonné par les paysages sombres de sa Styrie natale. Autrichienne, elle compose une musique où le piano, les cordes et l’électronique se mêlent dans une sorte d'éclair créatif entre les cuivres mélancoliques de The Divine Comedy et les éclats de lumière et de joie d’Efterklang. Un trait d’union entre néoclassicisme, ambient et musique électronique. Une artiste libre et habitée qui refuse les frontières entre chanson, expérimentation et musique contemporaine.
Ses textes ultra-conscients sont ciselés d'humour noir.
https://soapandskin.bandcamp.com/album/from-gas-to-solid-you-are-my-friend
Aujourd’hui je vous emmène à Toulouse dans le second album de daoud (sans majuscule).
Il est producteur franco-marocain, et travaille aujourd’hui depuis la ville rose, Toulouse. Natif de Nancy il y a grandi baigné dans la musique (sa mère enseignait le solfège). Il a commencé très tôt la trompette et a intégré adolescent le conservatoire d'Amsterdam. Sa musique fait entrer le Jazz dans le Hip-hop instrumental, la Néo-soul, l'Electro-House, la Drum'n'bass, l'Afrobeat.
Un album très atypique, bourré d'influences riches et diverses éveillé et bouillonnant qui peut résonner peu importe de quel courant d’origine on vient.
Aujourd'hui je vous emmène en Argentine dans l'univers absolument onirique de Chancha Vía Circuito. Il est DJ argentin et il produit depuis de longues années maintenant une sorte de Folktronika totalement habitée et étincelante.
Je vous en dit plus dans une chronique complète sur le blog.
https://lambdachro.fr/2026/08/09/chancha-via-circuito/
Le repouet booste 🫶.
Aujourd’hui je vous emmène dans les arpèges de Garrett Bowers et ses potes aka Juniper Ridge. Le garçon commence à la batterie à 10 ans (et je peux vous dire que le rythme est une qualité d’instrumentiste) pour continuer sur la guitare électrique. Chez lui les standards de ses parents résonnent, le Floyd, Mahavishnu Orchestra, Keith Jarrett. Toute cette musique infuse et l’envie de tout faire et une curiosité illimitée lui donne envie d’apprendre, le mixage, les technologies et missions de l’ingé son, le mastering et plus tard la production. Un DIY pur jus, discret, au bord de la timidité publique.
Aujourd’hui je vous emmène dans la scène Japonaise de Nav Katze. Formé en 1984 le duo de Tokyo n’a jamais cherché à plaire ou à suivre les tendances. Presque 20 ans d’avance bien avant que le Shoegaze japonais ou l'IDM ne deviennent des références. Leur son est vraiment unique, il flotte et résonne, fragile comme un souvenir et vivant comme un torrent de montagne. Les rythmiques sont folles et les textes mettent des mots simples sur les sentiments. Des états d’âmes qui ont été sublimés par des remix devenus cultes, Aphex Twin, Autechre.
Absolument nécessaire dans une discothèque qui se respecte.
https://www.youtube.com/watch?v=IWkNf-F3Rj8&list=PLKncFrrBQZBKHOzU9UXbjeheOi9ZfLkDI&index=2
Aujourd’hui je vous emmène dans les récits et la poésie sonore de Bows. On part en 2001 dans un album polymorphe entre l’Ecosse de Luke Sutherland, habité, violoniste surdoué et le Danemark de Signe Høirup Wille-Jørgensen, sensible, aérienne. Un panorama large et ouvert, contemplatif et narratif qui exprime, tant dans ses textes, sortes d’éclats de conscience et de raisonnements qui étincèlent et expriment, tant au niveau d’une ouverture mélodique et de structure qui laisse tout arriver, la beauté, la terreur, l’immense cartographie de tout ce qui ne trouve aucune explication mais se ressent pourtant.
https://www.youtube.com/watch?v=2XkfDxPW9jk&list=PLz2d3aLHJxR8zI5_Pbl3YszpzMNP02qK5
Et comme on en parle je vous pousse un peu de l'excellent LTJ Bukem un des plus grands génie de la musique électronique de ce siècle qui a complètement inventé l'Intelligent Drum And Bass, inspirant toute une génération qui lui rends encore aujourd'hui régulièrement hommage en resamplant ses mélodies absolument uniques, profondes et émotives. Un indispensable.
Aujourd’hui je vous emmène dans la mémoire de Love Spirals Downwards dans un album unique sorti en 1998, à une époque ou LTJ Bukem avait enchanté la Drum’n Bass et ou 4AD avait converti le monde à la DreamPop des Cocteau Twins. Leur propos est sans message, il ne fait que stimuler les souvenirs, il réveille les images perdues entre intimité et immensité. Un panorama ultra-wide, éthéré et adossé aux breaks produits par l’Ensoniq ASR-10, dans une esthétique flottant entre rêves et mouvements, dans un endroit où l’esprit est libre, sans douleurs.
Un album pépite. Je vous pose sur la version double album rééditée il y a quelques années.
https://lovespiralsdownwards.bandcamp.com/album/flux-deluxe-edition
Petit cadeau pour me faire pardonner. 🫶
Ceux qui connaissent pas encore accrochez vos bretelles. ☝️🤠
Aujourd’hui je vous emmène dans la tête d’Alexander Ananyev, le cerveau de Sleepy Town Manufacture. Il fabrique artisanalement une #IDM ultra dense depuis la Russie, un pays où créer librement est une forme de résistance. Il construit depuis plus de vingt ans une musique façonnée avec une infinie lenteur, des mois de travail sur chaque track pour une densité texturale hors du commun, chargée de mémoire, de mélancolie et de cette lueur d’espoir qui anime les peuples les plus opprimés. Vous penserez à Arovanne, les souvenirs récents de Boards Of Canada vous aideront, à plonger dans son monde unique, ciselé, doux, tendre et mélodique.
https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_mj1Rshgg4LNstlKMDkTtZmbcaKMuc3vWk&si=pZYOkbsnDomqrw-V
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride d’Nziria. Iel produit un hybride entre la techno hardcore et la chanson napolitaine. C’est un mélange de dialectes où se rencontrent l’énergie des clubs, des freeparty's et celui des traditions musicales populaires. Son univers porte la mémoire des Femminielli de Naples, de tous les couples éphémères, de toutes les unions qui se forment sur tout les dancefloor (interdits ou non) partout sur ce globe, depuis que l’humanité danse. Les gros Kicks lourds glissent sur sa voix androgyne, les textes sont d'une sensibilité rare.
Rituel spirituel, rituel de vie sans aucune norme.
#Néomélodic
https://www.youtube.com/watch?v=O2PglOjvAsQ&list=OLAK5uy_n-BCHp19KZ0I_3mDpZws9d2XPnR5BDhg4
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers ascensionnel et circulaire d’Alba Gil Aceytuno. Elle est saxophoniste, une ‘97 née dans les magnifiques Îles Canaries en Espagne. Son propos est une expression spirituelle. Elle dit « Dans l'absence, j'ai trouvé un chemin vers l'autre côté » et le monte en épingle avec son saxophone qui, alimenté en permanence par la technique du souffle circulaire, entame une danse de guérison, ce même souffle magique qu’on applique aux bobos des enfants pour les soigner. Plus que de la musique, un moment d’évasion.
Allez voir "loscoloresdelaspiedras".
Je vous pose sur un extrait de son prochain album.
Aujourd’hui je vous emmène dans le continuum musical de James Lees, fait en Australie, au pied du Mont Nebo sur les terres traditionnelles du peuple Jinibara. C’est un correcteur orthographique qui corrigea "Mt Nebo" en "My Neon" lors d'un échange qui fixera le nom de l’album et c’est la solitude du confinement du COVID qui forgera ses composition. Il est batteur de formation et évolue entre FreeJazz et ambient céleste, l’album répète, les thèmes, les structures et les accords pour leur donner une vie, une évolution, un grand angle, une fenêtre ouverte sur le paysage qui était le sien pendant l’écriture de toute cette musique.
#Indie
https://ghostwoods4000.bandcamp.com/album/my-neon
Aujourd’hui je vous emmène à Berlin dans l’univers dépouillé d’Erlend Øye, Marcin Öz, Sebastian Maschat et Daniel Nentwig. Ils se sont mis ensemble pour faire de l’électro et ils ont rapidement remplacé les machines par des instruments acoustiques et électriques mais en conservant l’architecture de la musique électronique. Du génie ! La voix d’Øye est familière car c’est lui le vocal de Poor Leno et Remind Me sur l'album Melody A.M. de Röyksopp. Ça Swing fort, tout bouge dans leurs morceaux et même si l’album à pris 20 ans, il n’a pas vieilli, toute l’énergie est intacte et les textes sont incroyablement fins et touchants.
#SoftRock
https://www.youtube.com/watch?v=2MwPYO2yjhU&list=OLAK5uy_lgu2RRpjtZ6p1y5vjh8wI89yNgX7J_7RM
Ce soir je vous emmène dans la post-folk viscérale de Sean Ragon, Micki Pellerano, Christiana Key et Glenn Maryansky, Aka Cult Of Youth. On n'est plus là pour imaginer les ruines à venir, nous sommes plongés devant elles. L'album et leur univers porté par la tension qui le traverse se rend à la fois vivant et féroce. Héritier des musiques industrielles, hanté par les ombres de Nick Cave ou de Swans, l'album est polymorphe, aussi fragile et dissonant, qu'ample et envoûtant. Une œuvre crépusculaire laissant une place intacte à la beauté et au rêve, de quoi survivre à la perte de sens de nos actes quotidiens.
https://hospitalproductions.bandcamp.com/album/with-open-arms