Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.
Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.
Aujourd’hui je vous emmène à Berlin dans l’univers dépouillé d’Erlend Øye, Marcin Öz, Sebastian Maschat et Daniel Nentwig. Ils se sont mis ensemble pour faire de l’électro et ils ont rapidement remplacé les machines par des instruments acoustiques et électriques mais en conservant l’architecture de la musique électronique. Du génie ! La voix d’Øye est familière car c’est lui le vocal de Poor Leno et Remind Me sur l'album Melody A.M. de Röyksopp. Ça Swing fort, tout bouge dans leurs morceaux et même si l’album à pris 20 ans, il n’a pas vieilli, toute l’énergie est intacte et les textes sont incroyablement fins et touchants.
#SoftRock
https://www.youtube.com/watch?v=2MwPYO2yjhU&list=OLAK5uy_lgu2RRpjtZ6p1y5vjh8wI89yNgX7J_7RM
Ce soir je vous emmène dans la post-folk viscérale de Sean Ragon, Micki Pellerano, Christiana Key et Glenn Maryansky, Aka Cult Of Youth. On n'est plus là pour imaginer les ruines à venir, nous sommes plongés devant elles. L'album et leur univers porté par la tension qui le traverse se rend à la fois vivant et féroce. Héritier des musiques industrielles, hanté par les ombres de Nick Cave ou de Swans, l'album est polymorphe, aussi fragile et dissonant, qu'ample et envoûtant. Une œuvre crépusculaire laissant une place intacte à la beauté et au rêve, de quoi survivre à la perte de sens de nos actes quotidiens.
https://hospitalproductions.bandcamp.com/album/with-open-arms
Aujourd’hui je vous emmène dans un album de renaissance, le dernier Boards Of Canada. Leur proposition est un labyrinthe de textures, de sonorités absolument nourries et construites sur les vestiges de l'histoire de la musique éléctronique, comprise et digérée (synthé vintage, techniques de sampling Old-School, architecture typée 00’s). Le fond du propos n’est pas religieux mais il contemple l’humanité qui ne s’élève plus, condamnée et devenue servile par son exercice bancal de la spiritualité, celle qui enferme l'Homme, celle qui se noie dans les artefacts de modernité de notre sombre civilisation en guerre perpétuelle.
#electronic
https://boardsofcanada.bandcamp.com/album/inferno
Aujourd’hui je vous emmène dans les mélodies habitées de Juuichi. Il commence très jeune le violon à Kyoto et se dirige ensuite vers la guitare électrique mais il lui manque un volet d’expression qu'il trouvera en rencontrant un instrument rare et hybride. A mi-chemin entre basse et guitare à plat, doté de deux étages de micros et filtres : le "Chapman Stick" (inventé par Emmett Chapman en 1969, un luthier de génie). Juuichi se produit principalement dans la rue, son Stick, son spleen et un ampli de guitare sur batterie. Gareth Dickson est à proximité comme le #blues un concentré de productions harmoniques et suspendues.
#JapanTunes
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers obsidien de Josua Karlson. Autrichien il se passionne pour un sampler particulièrement versatile dans la musique électronique, l’Octatrack. Il en joue principalement avec des racks d’effets sur lesquels il effectue une calcination de ses structures sonores et rythmiques. Il s’accompagne avec son violon, totalement satélisé sur des réverb’ infinies. Une profonde #Dungeonsynth médiévale / Ambient électronique industrielle. Loin du folklore fantasy rétro, il recompose des mondes sensibles, presque écosystémiques, entre réflexion et électronique organique.
Je vous pose sur un live. Trust In Me
https://youtu.be/s0ZP_cB62R4?si=6LUaqWm5YkiYmtoQ
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers lumineux en surface, anxieux en profondeur de C Duncan. Il est écossais, il est gay et c’est un poly-instrumentiste et chanteur formé au RCS. Son studio originel se trouvait dans son appartement, il produisait seul toutes les parties et le mix. L’album sur lequel on se pose précède son coming-out public, il y exprime l’anxiété d’être rejeté pour quelque chose qu’il ne maîtrise pas et qui ne le rends différent en rien. Il exprime ce que les hétéros ne connaissent pas, cette boule dans la gorge quand il s’agit de dire à un autre, je crois que mon cœur bat pour toi.
Chronique au top et album pépite 👌😌.
https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023
Aujourd’hui je vous emmène à Londres dans le multivers d'i Häxa. Leur propos c'est sortir Häxa (la sorcière) de son carcan dogmatique, historique et caricatural pour aborder des sujets bien plus simples, en particulier ce vide qu’il reste dans le cœur des humains quand on leur retire leurs dieux et leurs certitudes. Quand se confronter à la falaise de notre mortalité, signifie agir et assumer sans seconde chance sans rien pour nous sauver. Entre dark folk rituelle, ambient industrielle, #triphop spectral, électronique expérimentale, là où les frontières n’ont plus aucun sens.
Entrez par le track 5, gardez les premiers pour plus tard.
https://ihaxa.bandcamp.com/album/i-h-xa
Ce qui me fait vous renvoyer à une très vieille chronique d'une époque où j'avais repris sur le blog mes threads que j'envoyais sur un réseau dont on ne dit plus le nom à une époque où (encore) j'avais peu de temps pour écrire et qui mériterai amplement que je la reprenne, mais restons sur son objet :
Anna von Hausswolff qui a donc monté depuis son label et son studio Pomperipossa Records et qui produit donc (tout s'assemble toujours à la fin rassurez-vous) le trio Småland.
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride de Thobias Eidevald, Christian Hutchinson Berg et Dag Rosenqvist Aka Småland (qui est aussi une région suédoise). Ils ont choisis de ne pas partager d’outils de production commun, ce n'est pas un détail mais un anti-workflow, pas de rationalisation des apports, aucun lissage mais des résistances, des impuretés des incompatibilités qui transforment toute logique productiviste, toute standardisation musicale toxique en un respect simple et naturel pour l’altérité de chacun des membres. C’est produit dans les studios d’Anna von Hausswolff, conteuse d'histoires musicales.
#SweedishTunes
Aujourd’hui je vous emmène à Paris, on part dans l’électro introvertie et sensible d’Alexandre Corchia Aka Trudge. La musique est son miroir aux émotions, un support de mémorisation des turpitudes de la vie, de celle qui sont simples et sans aspects extraordinaires mais qui impriment la réalité d'une identité dans ce tissus sonore. Son travail diverge du quotidien saturé de choses qui convergent pour convenir à tout le monde, lui fait un univers qui se nourri de tout ce qu’il écoute. Il préfère composer seul mais si la composition est une activité de l’intime, son partage lui est du domaine de l’ouverture aux autres.
#musicchannel
https://trudged.bandcamp.com/album/no-more-motivation
Aujourd'hui je vous emmène dans une chronique long format sur le blog. On part dans un univers qui ...
En fait non, on part nulle part car un univers c'est quelque chose de vaste et intime, et ici c'est justement quelque chose qui n'a plus grand chose à voir avec un "univers", enfin pas ceux que je vous partage, ceux qui vous touchent je l'espère.
J'ai hésité à en faire une chronique mais je crois que mastodon est assez mûr et intelligent pour que ces sujets liés à l'IA dans les arts soient traités.
c'est ici --> https://lambdachro.fr/2026/05/12/headache/
Aujourd’hui je vous emmène en Allemagne dans un monde vu depuis la stratosphère, un univers qui aurait pu être un paradis mais qui va devenir inhabitable par nos actes. On part dans la photographie musicale de Ekaterina Elterman et Vladimir Vanyan, qui traduisent avec de lourdes et denses lignes de synthé le récit figuratif d’une humanité évoluant dans un environnement artificiel, marquété, destructeur, manipulée par toutes les ficelles et failles de nos structures, sociales, psychiques et émotionnelles. Röyksopp et The Knife les rejoignent dans l’intention macro-artistique narrative et introspective.
Aujourd'hui je vous emmène à Melbourne, en Australie, on part dans une chronique grand format d'un artiste absolument unique, on part dans les mondes engloutis de Benjamin Fitchett Aka Panda Rosa.
C'est ici, c'est sur le Blog -->
Aujourd’hui je vous emmène au Japon, dans les bandes d’Open Reel Ensemble. Dans la piaule d’Ei Wada, le magnétophone déconne et accélère la lecture d’une bande qu’ils écoutent. Leur réflexe est de ralentir les bobines avec leurs mains mais quelque chose de plus intéressant qu’un problème technique vient d’apparaître dans les enceintes. L’accessoire de lecture venait d’être hacké et ils se mirent en tête de chercher des adaptations techniques afin d’en faire le sampler analogique le plus proche possible de ce qu’est un instrument.
Juste fantastique.
#Magnetikpunk
Pour les 25 ans de #Wikipédia.
https://youtu.be/M2BrXp3nEPo
Leur Bdcmp :
https://openreelensemble.bandcamp.com/album/kimino-musik
Aujourd’hui je vous emmène au Brésil du coté de São Paulo dans l’univers pulsatile et sincèrement énervé de Lua Viana, Aka Antropoceno. Elle est #queer elle sait tout faire comme Fire-Tools, conjugant rythmes ancestraux et électronique trempée des éructations et cold-screams du Black-Métal. Uma delícia. Elle s’inspire des mythologies et des aspects perdus d’une vie en harmonie avec la nature et ses richesses pour vomir le capitalisme extractif, la glorification des pires psychopathes que la terre ait enfantées, devenus nos leaders, nos managers, nos gourous.
Un album fantastique et toute la discographie est absolument inestimable.
https://sonhostomamconta.bandcamp.com/album/no-ritmo-da-terra
Aujourd'hui je vous emmène à Leipzig dans l'univers sensible de Varum. Le double EP s’appelle Breakbeat Business et avec un tel titre on s’attend à une usine à rythmes, du breakbeat calibré à la chaine, rentable et sans âme comme on en trouve au kilomètres de nos jours. Il n’en est rien. Il détourne la promesse de l’industrie et propose un album construit, introspectif, fragile où tout est pesé au milligramme. Les lignes d’Acid-Bass en TB303 sont délicieuses, les vocal chops vraiment bourrés des souvenirs de l'Eurodance. Cette Break-IDM est une sorte de magie blanche électronique, le récit d'une culture née dans les 90's.
#BreakBeat
https://varum.bandcamp.com/album/breakbeat-business-piccolo-003
Aujourd’hui je vous emmène dans les tourbillons sonores d’Hanakiv, une estonienne qui a posé ses valises et son piano préparé (on aime) à Londres. Son album est une douce expérience, celle d’une parenthèse de cordes, d’échos, de chants, de contrebasse et de lourdes textures électroniques denses et enveloppantes, réconfortantes, pulsatiles et animées d'une vie que ne saurait être qu'éphémère. L’héritage d’une tradition chorale estonienne qui regarde vers l’électro hybride contemporaine. L’album est comme un espace de transition intime et intérieur, un moment où l’immobilité devient une stase thérapeutique.
Aujourd’hui je vous emmène dans une œuvre d’art musicale contemporaine, on s’enfonce dans un trou noir super massique, l’univers beau mais épouvantable de The Caretaker. Né à Preston UK il retraite des enregistrements des années 20 à 40 sur ses samplers. Filtres boucles et destructuration de la matière sonore. 6 Stages, 6 albums, chacun étant une des étapes de la narration sans un mot de l’évolution de la maladie d’Alzheimer, comme une galerie de peinture sonore de William Utermohlen. Chaque minute est un moment, un souvenir, une humanité qui disparaît, petit à petit. Objet unique qui questionne ce que nous sommes.
#Ambient
#ballroom
https://thecaretaker.bandcamp.com/album/everywhere-at-the-end-of-time
Et voilà le fameux feat avec Massive Attack, que j'ai écouté des années sans percuter que c'était, le grand Terry Callier ☝️🥲: