Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.

Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers anarchique mais fondus de valeurs de Crack Cloud. Ils sont bien plus que tout ce qu’on peut en dire, collectif d’action pour aider les addicts de Vancouver au Canada. Ils sont aussi un collectif de musiciens (et ex-addicts pour certains) ayant mis sur un album, toute la destruction liées aux produits et tout l’espoir que la vie sans eux peut porter. Entre AfterRock et NewHipHop, l’ensemble est un patchwork, comme le sont ces vies déchirées et recousues. Un petit bijoux de matière sonore, un objet sonnant non identifié qui ne peut que plaire ou bousculer.
Discog magnifique !

youtu.be/DHd1a4rjlqY?si=IpI_9c

Le collectif Crack Cloud posant en costumes variés, soldat, pirate, marinier banquier etc Le collectif Crack Cloud posant en costumes variés, soldat, pirate, marinier banquier etc regardant une télévision cathodique en extérieur (prise de vue de derière la TV.)

Aujourd’hui, je vous emmène dans l’univers de Mark Van Hoen, Aka Locust. Petit nouveau de la scène de Croydon, dans le Grand Londres puisqu’il s’inspirait déjà en 82 de Cabaret Voltaire, Kraftwerk et Tangerine Dream quand il composait sur son premier synthétiseur. L’album du jour est très polymorphe, de nombreux feats et une genèse artistique consécutive d’une tournée, un album studio très nostalgique et organique entièrement conçu sur scène. Ceux qui le suivent, allez y, c’est un grand cru, tout y est, les autres dépêchez vous sa discog est un indispensable !

Je vous pose au milieu du bdcmp:
markvanhoen.bandcamp.com/track

youtube.com/watch?v=JSpQb8qPIM

Mark Van Hoen photo noir et blanc, assis par terre regardant l'objectif. Un tshirt noir des tatouages et un regard incroyable. Mark Van Hoen assis devant un piano droit ouvert avec au dessus un système de ynthese modulaire vintage. Photo couleur assis à l'envers sur le tabouter de piano regardant l'objectif. Mark Van Hoen et une autre personne non identifiable à genoux dans une salle ou des équipements (clavier ordinateur magnétophone sont présents au sol). Photo noir et blanc des années 80.

Aujourd’hui je vous emmène en Slovénie, dans le de Gnoomes. Sasha et Masha Piankov sont un couple russe qui a choisi de s’exiler pour échapper à la guerre, à l’enrôlement de force ainsi qu’à la répression des artistes et voix dissidentes. Leur son est une sorte de fusion de , et de . Un son lourd, massif, attractif et explosif. Une sorte de triple hélicoïde dans laquelle tout interagit au service de l’invocation.
Leur déracinement et les pressions du régime russe transparaissent directement dans les textes de leurs morceaux. Personne ne devient un immigré sans en souffrir.

Une pure merveille ☝️🥰.

gnoomes.bandcamp.com/album/los

Sasha et Masha Piankov sont un couple de musiciens. Photo couleur en extérieur de nuit devant des arbres sans feuille. Ils sont cote à cote sans regarder l'objectif. Il porte une chemise bleue sur un tshirt vert et elle une veste noire sur une marinière verte. Ils ont tous les deux les cheveux longs. Photo couleur devant ce qui semble être un parc arboré ils sont tous les deux en vêtements sombres éclairés par une lumière très orange typique d'éclairage public.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers éolien d’Erika Sirola & Murrettumeri. Une voix pop venue des grands espaces rencontre un orgue qui semble avoir traversé les siècles. Deux mondes opposés mais étrangement symbiotiques, quelque part entre Julianna Barwick, DCD et les silences d’Arvo Pärt. Leur musique ne cherche pas à remplir l’espace mais à lui donner une respiration, à faire sauter la toiture. La voix est lumière, l’orgue désacralisé le paysage de ce monde devenu trop lourd, qui nous avale à force de bruit, d’images et de gravité. Parfois il faut déposer ce poids quelque part. Pourquoi pas Ici, pourquoi pas dans la musique.

youtube.com/playlist?list=OLAK

Photo couleur de type portrait de Erika Sirola maquillée avec un mascara blanc sur les yeux regardant vers le haut.  Erika Sirola & Murrettumeri en photo couleur de plain pied devant une porte et un escalier médiéval. Elles portent d'amples vêtements blancs.

Aujourd’hui je vous emmène dans une magnifique histoire intérieure, on part en Corée du Sud avec Park Jiha. Avec elle le passé ne dort jamais vraiment. Il survit dans les fibres des instruments (Yanggeum, Saenghwang, Piri) comme une mémoire froide sans langage, un parchemin où chaque souffle, chaque frappe, chaque vibration réveille des vestiges de vie et des mélodies intemporelles. La vie comme la musique est un mouvement perpétuel de disparition et de renaissance où l'ancien nourrit inlassablement le présent. Si la mort peut danser c'est parce qu'il existe des musiciens partout dans le monde pour accomplir ce miracle.

parkjiha.bandcamp.com/album/al

Park Jiha en photo couleur devant un grand rideau en train de jouer d'un Saenghwang (un instrument à vent traditionnel coréen . C'est un orgue à anche libre dérivé du sheng chinois) Park Jiha en photo couleur en concert en train de jouer d'un Yanggeum (un instrument à cordes traditionnel coréen . C'est un dulcimer à marteaux . Contrairement aux autres instruments traditionnels coréens (dont la plupart ont des cordes en soie ), le yanggeum possède des cordes en métal.) Photo noir et blanc en concert jouant du Yanggeum avec des outils numériques (ordinateur) pour gérer ses partie de traitement et effets.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers magique de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, shaman de l’électronique et australien. La magie n’existe pas et pourtant leur musique peut transformer notre perception du temps, des lieux et de la mémoire pour nous ramener à un endroit où nous étions vingt ans auparavant, donner l'impression qu'un lieu existe alors qu'il n'existe pas, parfois provoquer une sensation de déjà-vu. Leur sonorité est unique parce qu’elle vient d’objets inhabituels qu’ils collectent et transforment en instruments de musique. Un pont entre électroacoustique et matières résonnantes.
Un bijou.

shugorei.bandcamp.com/album/me

Photo couleur de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, compositeur et producteur électronique australien dans leur studio prise par le haut. On y voit quelques équipements et instruments. Photo couleur des deux membres et Nozomi Omote tiens en main des objets qu'elle transforme en instruments percussifs. Ils sonts colorés en rose et bleu. Photo couleur de Nozomi Omote, percussionniste japonaise, et Thomas Green, compositeur et producteur électronique australien. Lui tiens un synthétiseur et elle un tambour et une rose rouge.

Aujourd’hui je vous emmène dans le de Youssef Labidi Aka Ucef puis Obsqure. Il est Tunisien et a rejoint Toronto pour produire sa musique comme il la voulait, libre et ouverte. Exactement comme le piano arabe qui est le trait d’union entre tradition et modernité, Labidi conjugue et catalyse une union, un processus créatif pour aller de l'électronique vers son identité culturelle, le tout au format cinémascope, en grand angle. La rencontre des mondes, l’harmonie de sa musique. Archive, Massive A. ne sont pas loins.
Je vous laisse entrer au milieu du Tabula Rasa sorti en 2018, foncez sur sa discographie absolument magnifique.

cosmicleaf.bandcamp.com/track/

Photo noir et blanc de son studio de production musicale, on y voit ses machines disposées devant des écrans. Photo noir et blanc de Youssef Labidi les bras croisés en tshirt noir sur fond blanc, il a un sourire et fixe l'objectif.

Aujourd'hui je vous emmène dans l’univers sublime et étrange d’Anja Plaschg, aka Soap&Skin. Un album façonné par les paysages sombres de sa Styrie natale. Autrichienne, elle compose une musique où le piano, les cordes et l’électronique se mêlent dans une sorte d'éclair créatif entre les cuivres mélancoliques de The Divine Comedy et les éclats de lumière et de joie d’Efterklang. Un trait d’union entre néoclassicisme, ambient et musique électronique. Une artiste libre et habitée qui refuse les frontières entre chanson, expérimentation et musique contemporaine.
Ses textes ultra-conscients sont ciselés d'humour noir.


soapandskin.bandcamp.com/album

Anja Plaschg photo couleur de plein pied en robe noire fixant la caméra. Anja Plaschg photo couleur sur fond blanc en pull et sac à main noirs. Elle à les cheveux courts comme Sinéad O'Connor.

Aujourd’hui je vous emmène à Toulouse dans le second album de daoud (sans majuscule).
Il est producteur franco-marocain, et travaille aujourd’hui depuis la ville rose, Toulouse. Natif de Nancy il y a grandi baigné dans la musique (sa mère enseignait le solfège). Il a commencé très tôt la trompette et a intégré adolescent le conservatoire d'Amsterdam. Sa musique fait entrer le Jazz dans le Hip-hop instrumental, la Néo-soul, l'Electro-House, la Drum'n'bass, l'Afrobeat.
Un album très atypique, bourré d'influences riches et diverses éveillé et bouillonnant qui peut résonner peu importe de quel courant d’origine on vient.


daoudmusic.bandcamp.com/album/

daoud photo portrait noir et blanc, de face assis acoudé sur une table blanche, fond blanc. daoud en photo noir et blanc en train de répéter avec d'autres musiciens. Il tient une trompette à la main en arrière plan un musicien avec une contre-basse. daoud photo couleur en train de souffler dans une trompette. Il porte un bonnet gris et une paire de lunettes.

Aujourd’hui je vous emmène dans les arpèges de Garrett Bowers et ses potes aka Juniper Ridge. Le garçon commence à la batterie à 10 ans (et je peux vous dire que le rythme est une qualité d’instrumentiste) pour continuer sur la guitare électrique. Chez lui les standards de ses parents résonnent, le Floyd, Mahavishnu Orchestra, Keith Jarrett. Toute cette musique infuse et l’envie de tout faire et une curiosité illimitée lui donne envie d’apprendre, le mixage, les technologies et missions de l’ingé son, le mastering et plus tard la production. Un DIY pur jus, discret, au bord de la timidité publique.


juniperridge.bandcamp.com/albu

youtu.be/7lQvBQFx6qs

Garrett Bowers en photo couleur en extérieur avec une casquette d'un bleu délavé, une veste en jeans et des lunettes de soleil en coeur. Garrett Bowers photo couleur en concert jouant de la guitare devant un micro sur scène, il porte des lunettes de soleil blanche.

Aujourd’hui je vous emmène dans la scène Japonaise de Nav Katze. Formé en 1984 le duo de Tokyo n’a jamais cherché à plaire ou à suivre les tendances. Presque 20 ans d’avance bien avant que le Shoegaze japonais ou l'IDM ne deviennent des références. Leur son est vraiment unique, il flotte et résonne, fragile comme un souvenir et vivant comme un torrent de montagne. Les rythmiques sont folles et les textes mettent des mots simples sur les sentiments. Des états d’âmes qui ont été sublimés par des remix devenus cultes, Aphex Twin, Autechre.
Absolument nécessaire dans une discothèque qui se respecte.

youtube.com/watch?v=IWkNf-F3Rj

youtu.be/7dM_yMfJG-w?si=-i4G5z

Naoko Iimura (飯村直子) (guitare) en concert photo noir et blanc prise en contre-plongée. Photo portrait couleur ressérée de Naoko Iimura (飯村直子) (guitare) et Miwako Yamaguchi (山口美和子) (chant et basse).

Aujourd’hui je vous emmène dans les récits et la poésie sonore de Bows. On part en 2001 dans un album polymorphe entre l’Ecosse de Luke Sutherland, habité, violoniste surdoué et le Danemark de Signe Høirup Wille-Jørgensen, sensible, aérienne. Un panorama large et ouvert, contemplatif et narratif qui exprime, tant dans ses textes, sortes d’éclats de conscience et de raisonnements qui étincèlent et expriment, tant au niveau d’une ouverture mélodique et de structure qui laisse tout arriver, la beauté, la terreur, l’immense cartographie de tout ce qui ne trouve aucune explication mais se ressent pourtant.


youtube.com/watch?v=2XkfDxPW9j

Signe Høirup Wille-Jørgensen en photo couleur en concert en train de chanter et de jouer une guitare electrique. elle porte des cheveux logs et un collier de grosses pierres noires. Luke Sutherland, photo couleur en concert vue de coté en train de jouer du violon.

Et comme on en parle je vous pousse un peu de l'excellent LTJ Bukem un des plus grands génie de la musique électronique de ce siècle qui a complètement inventé l'Intelligent Drum And Bass, inspirant toute une génération qui lui rends encore aujourd'hui régulièrement hommage en resamplant ses mélodies absolument uniques, profondes et émotives. Un indispensable.

youtu.be/-g3RUnx9svM

LTJ Bukem photo couleur de face la main sur son épaule et regardant l'objectif LTJ Bukem photo couleur de face en extérieur devant un mur de palissade.

Aujourd’hui je vous emmène dans la mémoire de Love Spirals Downwards dans un album unique sorti en 1998, à une époque ou LTJ Bukem avait enchanté la Drum’n Bass et ou 4AD avait converti le monde à la DreamPop des Cocteau Twins. Leur propos est sans message, il ne fait que stimuler les souvenirs, il réveille les images perdues entre intimité et immensité. Un panorama ultra-wide, éthéré et adossé aux breaks produits par l’Ensoniq ASR-10, dans une esthétique flottant entre rêves et mouvements, dans un endroit où l’esprit est libre, sans douleurs.
Un album pépite. Je vous pose sur la version double album rééditée il y a quelques années.

lovespiralsdownwards.bandcamp.

le multi-instrumentiste Ryan Lum et la chanteuse Suzanne Perry en photo couleur dans leur appartement posant elle devant lui avec un cadre de peinture sur le mur à leur cotés. le multi-instrumentiste Ryan Lum et la chanteuse Suzanne Perry posant en extérieur photo couleur cote à cote appuyés sur une rambarde en bois devant un décor extérieur d'une nature un peu champêtre.

Aujourd’hui je vous emmène dans la tête d’Alexander Ananyev, le cerveau de Sleepy Town Manufacture. Il fabrique artisanalement une ultra dense depuis la Russie, un pays où créer librement est une forme de résistance. Il construit depuis plus de vingt ans une musique façonnée avec une infinie lenteur, des mois de travail sur chaque track pour une densité texturale hors du commun, chargée de mémoire, de mélancolie et de cette lueur d’espoir qui anime les peuples les plus opprimés. Vous penserez à Arovanne, les souvenirs récents de Boards Of Canada vous aideront, à plonger dans son monde unique, ciselé, doux, tendre et mélodique.

youtube.com/playlist?list=OLAK

Alexander Ananyev en photo noir et blanc dans un studio improvisé dans lequel des machines et platines sont branchées à même le sol. Alexander Ananyev en photo couleur vue de coté penché en avant concentré sur une machine, casque autour du cou.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride d’Nziria. Iel produit un hybride entre la techno hardcore et la chanson napolitaine. C’est un mélange de dialectes où se rencontrent l’énergie des clubs, des freeparty's et celui des traditions musicales populaires. Son univers porte la mémoire des Femminielli de Naples, de tous les couples éphémères, de toutes les unions qui se forment sur tout les dancefloor (interdits ou non) partout sur ce globe, depuis que l’humanité danse. Les gros Kicks lourds glissent sur sa voix androgyne, les textes sont d'une sensibilité rare.
Rituel spirituel, rituel de vie sans aucune norme.

youtube.com/watch?v=O2PglOjvAs

Nziria en photo plan lage dans une sorte de carière de pierre sans trop de lumière, faisant une pose improbable aux milieu des cailloux. Iel est habillé streewear. Photo couleur de face avec un habillage sur les cotés en graphique très coloré. Iel fixe l'obectif et porte un Tshirt noir et Blanc avec une chaine autour du cou.

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