Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.
Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.
Aujourd’hui je vous emmène à Toulouse dans le second album de daoud (sans majuscule).
Il est producteur franco-marocain, et travaille aujourd’hui depuis la ville rose, Toulouse. Natif de Nancy il y a grandi baigné dans la musique (sa mère enseignait le solfège). Il a commencé très tôt la trompette et a intégré adolescent le conservatoire d'Amsterdam. Sa musique fait entrer le Jazz dans le Hip-hop instrumental, la Néo-soul, l'Electro-House, la Drum'n'bass, l'Afrobeat.
Un album très atypique, bourré d'influences riches et diverses éveillé et bouillonnant qui peut résonner peu importe de quel courant d’origine on vient.
Aujourd'hui je vous emmène en Argentine dans l'univers absolument onirique de Chancha Vía Circuito. Il est DJ argentin et il produit depuis de longues années maintenant une sorte de Folktronika totalement habitée et étincelante.
Je vous en dit plus dans une chronique complète sur le blog.
https://lambdachro.fr/2026/08/09/chancha-via-circuito/
Le repouet booste 🫶.
Aujourd’hui je vous emmène dans les arpèges de Garrett Bowers et ses potes aka Juniper Ridge. Le garçon commence à la batterie à 10 ans (et je peux vous dire que le rythme est une qualité d’instrumentiste) pour continuer sur la guitare électrique. Chez lui les standards de ses parents résonnent, le Floyd, Mahavishnu Orchestra, Keith Jarrett. Toute cette musique infuse et l’envie de tout faire et une curiosité illimitée lui donne envie d’apprendre, le mixage, les technologies et missions de l’ingé son, le mastering et plus tard la production. Un DIY pur jus, discret, au bord de la timidité publique.
Aujourd’hui je vous emmène dans la scène Japonaise de Nav Katze. Formé en 1984 le duo de Tokyo n’a jamais cherché à plaire ou à suivre les tendances. Presque 20 ans d’avance bien avant que le Shoegaze japonais ou l'IDM ne deviennent des références. Leur son est vraiment unique, il flotte et résonne, fragile comme un souvenir et vivant comme un torrent de montagne. Les rythmiques sont folles et les textes mettent des mots simples sur les sentiments. Des états d’âmes qui ont été sublimés par des remix devenus cultes, Aphex Twin, Autechre.
Absolument nécessaire dans une discothèque qui se respecte.
https://www.youtube.com/watch?v=IWkNf-F3Rj8&list=PLKncFrrBQZBKHOzU9UXbjeheOi9ZfLkDI&index=2
Aujourd’hui je vous emmène dans les récits et la poésie sonore de Bows. On part en 2001 dans un album polymorphe entre l’Ecosse de Luke Sutherland, habité, violoniste surdoué et le Danemark de Signe Høirup Wille-Jørgensen, sensible, aérienne. Un panorama large et ouvert, contemplatif et narratif qui exprime, tant dans ses textes, sortes d’éclats de conscience et de raisonnements qui étincèlent et expriment, tant au niveau d’une ouverture mélodique et de structure qui laisse tout arriver, la beauté, la terreur, l’immense cartographie de tout ce qui ne trouve aucune explication mais se ressent pourtant.
https://www.youtube.com/watch?v=2XkfDxPW9jk&list=PLz2d3aLHJxR8zI5_Pbl3YszpzMNP02qK5
Et comme on en parle je vous pousse un peu de l'excellent LTJ Bukem un des plus grands génie de la musique électronique de ce siècle qui a complètement inventé l'Intelligent Drum And Bass, inspirant toute une génération qui lui rends encore aujourd'hui régulièrement hommage en resamplant ses mélodies absolument uniques, profondes et émotives. Un indispensable.
Aujourd’hui je vous emmène dans la mémoire de Love Spirals Downwards dans un album unique sorti en 1998, à une époque ou LTJ Bukem avait enchanté la Drum’n Bass et ou 4AD avait converti le monde à la DreamPop des Cocteau Twins. Leur propos est sans message, il ne fait que stimuler les souvenirs, il réveille les images perdues entre intimité et immensité. Un panorama ultra-wide, éthéré et adossé aux breaks produits par l’Ensoniq ASR-10, dans une esthétique flottant entre rêves et mouvements, dans un endroit où l’esprit est libre, sans douleurs.
Un album pépite. Je vous pose sur la version double album rééditée il y a quelques années.
https://lovespiralsdownwards.bandcamp.com/album/flux-deluxe-edition
Petit cadeau pour me faire pardonner. 🫶
Ceux qui connaissent pas encore accrochez vos bretelles. ☝️🤠
Aujourd’hui je vous emmène dans la tête d’Alexander Ananyev, le cerveau de Sleepy Town Manufacture. Il fabrique artisanalement une #IDM ultra dense depuis la Russie, un pays où créer librement est une forme de résistance. Il construit depuis plus de vingt ans une musique façonnée avec une infinie lenteur, des mois de travail sur chaque track pour une densité texturale hors du commun, chargée de mémoire, de mélancolie et de cette lueur d’espoir qui anime les peuples les plus opprimés. Vous penserez à Arovanne, les souvenirs récents de Boards Of Canada vous aideront, à plonger dans son monde unique, ciselé, doux, tendre et mélodique.
https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_mj1Rshgg4LNstlKMDkTtZmbcaKMuc3vWk&si=pZYOkbsnDomqrw-V
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride d’Nziria. Iel produit un hybride entre la techno hardcore et la chanson napolitaine. C’est un mélange de dialectes où se rencontrent l’énergie des clubs, des freeparty's et celui des traditions musicales populaires. Son univers porte la mémoire des Femminielli de Naples, de tous les couples éphémères, de toutes les unions qui se forment sur tout les dancefloor (interdits ou non) partout sur ce globe, depuis que l’humanité danse. Les gros Kicks lourds glissent sur sa voix androgyne, les textes sont d'une sensibilité rare.
Rituel spirituel, rituel de vie sans aucune norme.
#Néomélodic
https://www.youtube.com/watch?v=O2PglOjvAsQ&list=OLAK5uy_n-BCHp19KZ0I_3mDpZws9d2XPnR5BDhg4
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers ascensionnel et circulaire d’Alba Gil Aceytuno. Elle est saxophoniste, une ‘97 née dans les magnifiques Îles Canaries en Espagne. Son propos est une expression spirituelle. Elle dit « Dans l'absence, j'ai trouvé un chemin vers l'autre côté » et le monte en épingle avec son saxophone qui, alimenté en permanence par la technique du souffle circulaire, entame une danse de guérison, ce même souffle magique qu’on applique aux bobos des enfants pour les soigner. Plus que de la musique, un moment d’évasion.
Allez voir "loscoloresdelaspiedras".
Je vous pose sur un extrait de son prochain album.
Aujourd’hui je vous emmène dans le continuum musical de James Lees, fait en Australie, au pied du Mont Nebo sur les terres traditionnelles du peuple Jinibara. C’est un correcteur orthographique qui corrigea "Mt Nebo" en "My Neon" lors d'un échange qui fixera le nom de l’album et c’est la solitude du confinement du COVID qui forgera ses composition. Il est batteur de formation et évolue entre FreeJazz et ambient céleste, l’album répète, les thèmes, les structures et les accords pour leur donner une vie, une évolution, un grand angle, une fenêtre ouverte sur le paysage qui était le sien pendant l’écriture de toute cette musique.
#Indie
https://ghostwoods4000.bandcamp.com/album/my-neon
Aujourd’hui je vous emmène à Berlin dans l’univers dépouillé d’Erlend Øye, Marcin Öz, Sebastian Maschat et Daniel Nentwig. Ils se sont mis ensemble pour faire de l’électro et ils ont rapidement remplacé les machines par des instruments acoustiques et électriques mais en conservant l’architecture de la musique électronique. Du génie ! La voix d’Øye est familière car c’est lui le vocal de Poor Leno et Remind Me sur l'album Melody A.M. de Röyksopp. Ça Swing fort, tout bouge dans leurs morceaux et même si l’album à pris 20 ans, il n’a pas vieilli, toute l’énergie est intacte et les textes sont incroyablement fins et touchants.
#SoftRock
https://www.youtube.com/watch?v=2MwPYO2yjhU&list=OLAK5uy_lgu2RRpjtZ6p1y5vjh8wI89yNgX7J_7RM
Ce soir je vous emmène dans la post-folk viscérale de Sean Ragon, Micki Pellerano, Christiana Key et Glenn Maryansky, Aka Cult Of Youth. On n'est plus là pour imaginer les ruines à venir, nous sommes plongés devant elles. L'album et leur univers porté par la tension qui le traverse se rend à la fois vivant et féroce. Héritier des musiques industrielles, hanté par les ombres de Nick Cave ou de Swans, l'album est polymorphe, aussi fragile et dissonant, qu'ample et envoûtant. Une œuvre crépusculaire laissant une place intacte à la beauté et au rêve, de quoi survivre à la perte de sens de nos actes quotidiens.
https://hospitalproductions.bandcamp.com/album/with-open-arms
Aujourd’hui je vous emmène dans un album de renaissance, le dernier Boards Of Canada. Leur proposition est un labyrinthe de textures, de sonorités absolument nourries et construites sur les vestiges de l'histoire de la musique éléctronique, comprise et digérée (synthé vintage, techniques de sampling Old-School, architecture typée 00’s). Le fond du propos n’est pas religieux mais il contemple l’humanité qui ne s’élève plus, condamnée et devenue servile par son exercice bancal de la spiritualité, celle qui enferme l'Homme, celle qui se noie dans les artefacts de modernité de notre sombre civilisation en guerre perpétuelle.
#electronic
https://boardsofcanada.bandcamp.com/album/inferno
Aujourd’hui je vous emmène dans les mélodies habitées de Juuichi. Il commence très jeune le violon à Kyoto et se dirige ensuite vers la guitare électrique mais il lui manque un volet d’expression qu'il trouvera en rencontrant un instrument rare et hybride. A mi-chemin entre basse et guitare à plat, doté de deux étages de micros et filtres : le "Chapman Stick" (inventé par Emmett Chapman en 1969, un luthier de génie). Juuichi se produit principalement dans la rue, son Stick, son spleen et un ampli de guitare sur batterie. Gareth Dickson est à proximité comme le #blues un concentré de productions harmoniques et suspendues.
#JapanTunes
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers obsidien de Josua Karlson. Autrichien il se passionne pour un sampler particulièrement versatile dans la musique électronique, l’Octatrack. Il en joue principalement avec des racks d’effets sur lesquels il effectue une calcination de ses structures sonores et rythmiques. Il s’accompagne avec son violon, totalement satélisé sur des réverb’ infinies. Une profonde #Dungeonsynth médiévale / Ambient électronique industrielle. Loin du folklore fantasy rétro, il recompose des mondes sensibles, presque écosystémiques, entre réflexion et électronique organique.
Je vous pose sur un live. Trust In Me
https://youtu.be/s0ZP_cB62R4?si=6LUaqWm5YkiYmtoQ
Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers lumineux en surface, anxieux en profondeur de C Duncan. Il est écossais, il est gay et c’est un poly-instrumentiste et chanteur formé au RCS. Son studio originel se trouvait dans son appartement, il produisait seul toutes les parties et le mix. L’album sur lequel on se pose précède son coming-out public, il y exprime l’anxiété d’être rejeté pour quelque chose qu’il ne maîtrise pas et qui ne le rends différent en rien. Il exprime ce que les hétéros ne connaissent pas, cette boule dans la gorge quand il s’agit de dire à un autre, je crois que mon cœur bat pour toi.
Chronique au top et album pépite 👌😌.
https://blogz.zaclys.com/coraxio-mostly-heavy/maggot-heart-hunger-2023
Aujourd’hui je vous emmène à Londres dans le multivers d'i Häxa. Leur propos c'est sortir Häxa (la sorcière) de son carcan dogmatique, historique et caricatural pour aborder des sujets bien plus simples, en particulier ce vide qu’il reste dans le cœur des humains quand on leur retire leurs dieux et leurs certitudes. Quand se confronter à la falaise de notre mortalité, signifie agir et assumer sans seconde chance sans rien pour nous sauver. Entre dark folk rituelle, ambient industrielle, #triphop spectral, électronique expérimentale, là où les frontières n’ont plus aucun sens.
Entrez par le track 5, gardez les premiers pour plus tard.
https://ihaxa.bandcamp.com/album/i-h-xa