Je publie l’essentiel de mes micro-chroniques sur Mastodon. Ici, tu ne verras que les 20 plus récentes, histoire de ne pas faire tourner les serveurs de l’instance pour rien.

Pour voir le reste, rends toi directement sur mon profil.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’Ohio, à Cleveland. On se pose pour non pas sur un mais bien deux DarkProjects, on part dans l’univers de tables harmoniques résonnantes de VINTERGRAV et de synthés glacés d'Annul Noir. L’architechte s’appelle Dominic Passalacqua, il est habité d’une intelligence rare pour les suites d’accords et leur retentissement dans la charge émotionnelle perçue. Chaque morceau semble reliée à quelque chose de plus grand, porté par des instruments ancestraux et des textes bien mystérieux. Je vous pose sur deux albums très complémentaires et passés sous les radars :

DarkFolk :
vintergrav.bandcamp.com/album/

DarkWave :
annulnoir.bandcamp.com/album/i

Dominic Passalacqua photo de portrait de face très modifiée avec filtre jaune et déformations comme des braises de feu passant devant son visage. Le LineUp de Annul Noir en photo noir et blanc devant un mur de parpaings blancs ils portent tout les deux des demi masques sur la partie inférieure du visage.
JV Green - Guitars/Synth/Bass/Programming/Lyrics
D Passalacqua - Vocals/Lyrics

Aujourd’hui je vous emmène dans les joutes instrumentales et vocales de Mari Boine. Elle est issue du peuple sami, une population autochtone présente au nord de la Norvège qui fut violentée par le pays pratiquant une politique d’assimilation visant à faire disparaître jusqu’à leur langue. Elle ne raconte pas, elle est. Incarnant le lynx protecteur, le castor constructeur, le ruisseau glacé source de vie, le cœur de la terre chaud d’une lave de colère qui n’oublie pas, tous ces dieux qui ont fermé les yeux sur l’effacement de tous les souvenirs de ses ancêtres.
Sorti il y a 20 ans, un fragment du livre d’une histoire bien vivante.

mariboine.bandcamp.com/album/i

Mari Boine photo en couleur d'un concert où elle chante en tenue de cérémonie sami. Elle joue d'un tambour norvégien. Mari Boine photo portrait couleur de face avec une robe à motif végétaux jaune.

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers hybride de genres, d’époques et d'influences, on part dans le dernier opus de Yan Wagner. L’album tout entier est une pépite de textes ciselés et puissants mêlant ColdWave, guitares, synthés et explosions de BreakBeats. Une belle Pop exigeante et réfléchie (qu’on retrouve chez Daho, Bertrand Belin, Malik Djoudi), et une Electro subtile et travaillée qu’on retrouve chez Rebotini. L’album est une vision froide de notre dépendance technologique, pris aux pièges de cycles standardisés, avec l’illusion d’être tous synchronisés alors que nous n’avons jamais été aussi seuls et isolés.

youtu.be/EKCo7xEAmpg?t=701&is=

Yan Wagner photo couleur sur fond de lumière violete, portant un tshirt noir et regardant vers le haut. Yan Wagner photo couleur de coté sur fond noir, il tient une montre gousset dans ses deux mains et semble regarder par dessus quelque chose qui n'est pas terminé, ou pas commencé, c'est enigmatique.

Aujourd’hui je vous bouscule un peu mais n'êtes vous pas ici pour ça? Je vous emmène dans du Grime, un mélange de Garage et de Jungle fait de samples et tirant toutes ses racines du Breakcore des années 2000. On part à Edimbourg dans l’univers de Joe Powers Aka Proc Fiskal. DIY pur jus et signé chez Hyperdub, le Label de Burial et Kode9, il enchaîne les breaks monstrueux à 160 bpm mélangés avec une infinie sensibilité et subtilité artistique. Un sens mélodique hors du commun, ses ainés ne sont pas loin, je parle de maitres comme Vénétian Snares et peut être même un certain Richard...

procfiskal.bandcamp.com/album/

youtu.be/B2pI5bB-kKg

youtu.be/rCTCpJSVzNY

Pochette de l'EP reprenant l'estétique des clips associés, deux jeunes on l'air allongé fixant l'objectif. Ils sont habillé Street/Sport et Joe Powers Aka Proc Fiskal porte un masque chirurgical (type Covid) son pote semble souffler une fumée de "quelque chose" qu'il fume. Joe Powers Aka Proc Fiskal photo dans un magasin au milieu des rayonnages avec un sac à dos le regard de biais.

Aujourd’hui je vous emmène à Nantes, dans les guitares énervées de Soyuuz. Ils se rencontrent en 2017 en participant à un atelier musique pour adultes handicapés, et plient le game dès le premier album. Quand les instruments résonnent les handicaps disparaissent, ni sort ni potion, pas de permission. Le Punk hurle tout ce que le monde ravale, l’hypocrisie, les regards détournés, le vernis d’une civilisation tellement loin d’être humaine. Colère brute, textes magnifiques et la technologie du sampling qui simplifie l’accès aux instruments et aux sonorités, comme un p**** de fauteuil roulant pour le coeur et les oreilles.

youtube.com/watch?v=qDaddHVqBB

Membres de Soyuuz en concert. Le guitariste et le bassiste sont en fauteuil roulant. Les membres de Soyuuz en répétition avant un concert. En premier plan Amina en fauteuil fixe la camera en sourillant devant des ChaosPad lui permettant de jouer des samples et déclencher des effets.

Aujourd'hui je vous emmène dans la scène underground de *teeth. Lui à tout juste 20 piges, la gen Z qui démontre cet immense talent que nous avions déjà reconnu il y a plus de 20 ans quand les pionniers se sont mis à mélanger Trance Ambient et Lo-fi dans une mélancolie toute numérique, cette transposition de nos vies électroniques anonymes et parfois multiples. Sur cet album merveilleux les textures flottent, saturées d’émotions froides, entre rave d'un club fantôme et rêve compressé. Un disque qui ne cherche pas l’impact mais l’empreinte, le souvenir, quelque part entre mémoire digitale et fuite en avant.

#2000'sElctronicStyle

purelifetapes.bandcamp.com/alb

*theet de dos devant son DJ Setup avec un casque sur les oreilles. Devant lui un visuel de  Vging de motifs matrixés verts néon.

Aujourd'hui je vous emmène dans un univers sub-aquatique, on part à Paris dans un album aux frontières de l'Ambient et de la Field, un bijou unique de Théo Martin Aka Thme et Virginia Aveline. Leur musique est une douce et progressive descente en eaux profondes. Une plongée qui devient un spectacle indescriptible et peut provoquer des sensations de manque infini. Ceux qui y goûtent ressentent l'irrépressible besoin d’y retourner. Une expérience unique que propose cette incroyable épopée sonore qui déploie des trésors de références dans les choix de textures, des synthèses, et dans leur traitements étirés jusqu'à l'infini.

vaagner.bandcamp.com/album/div

Virginia Aveline photo noir et blanc floue. Théo Martin Photo noir et blanc il est asis à une table de salle à manger et porte un pull cotelé.

Aujourd’hui je vous emmène à Stuttgart, une très jolie ville Allemande, on part en 2017 sur une Masterpiece du Rock progressif, dans le "Welt in Klammern" (Monde entre parenthèses) de Max Rieger. Le texte est disons le sans détour absolument somptueux. Il écrit sur ces entre-deux, ces moments où la réalité nous échappe, comme présents mais déconnectés, comme dissociés, se débattant dans des rêves importés comme autant de pièges. "All Diese Gewalt" (Toute cette Violence) c’est aussi une instrumentation ascentionnelle où chaque éléments s’assemble pour créer une éblouissante énergie sombre, de l'anti-matière sonore.

youtube.com/watch?v=HeNDffrkGc

Max Rieger, Photo en noir et blanc dans un studio d'enregistrement, à coté de lui des instruments et une table de travail avec des enceintes de monitoring un ordinateur  de travail, il fume et la fumée cache en partie du visage. Max Rieger photo couleur portrait resséré. Il cache une moitié de son visage avec sa main et une bague avec un oeil semble remplacer le sien.

Aujourd’hui je vous emmène dans une bobine de film 8mm tournant sur un vieux projecteur trouvé aux puces. On s’assoit et on part dans la musique de Jens Andersson's, un suédois, complètement barré qui engendre l’unique et une foule de stimulis et d’émotions lacrymales. C’est un album univers, qui prend le pari de tout explorer depuis un tout petit trou dans le décor. Son phrasé musical est toujours inattendu, rien ne peut préparer à l’écoute d’un tel album, chaque morceau est un tableau différent.
Si tu survis au premier track avec un sourire, garde toi la suite pour "d’une seule traite".
PNC à vos postes, on décolle.


filt3.bandcamp.com/album/maxim

Jens Andersson's photo couleur vue du centre d'un escalier colimaçon monumental en pierre. Il est allongé dans les marche. Le perspective donne le vertige. Jens Andersson's Photo portrait noir et blanc de face. Il porte des lumettes au cadre noir et un manteau droit ainsi qu'une écharpe noirs.

Aujourd’hui je vous emmène en Suisse dans l’univers onirique et bouillonnant d’Emmanuel De La Paix. Génial multi-instrumentiste, il explore les questions de la technologie, parfois outils accompagnants, parfois invasive, toxique et qui change notre rapport au monde. Il fait partie de ces artistes qui prennent un archet pour jouer de la guitare électrique comme Jón Þór Birgisso et qui passent de l’ambient à la pop subtilement comme Múm, utilisant la musique comme, une machine à laver qui nettoie tout ce qui est dégueulasse dans la vie. Certains poèmes n’ont pas beaucoup de mots, juste une boîte de premier secours.

youtube.com/watch?v=SkapMz8qx4

Emmanuel De La Paix photo couleur dans un décor baroque jouant de la guitare électrique avec un archet et portant un pull marrons à motifs blancs et un jeans. Sur le coté un miroir reflète son image partiellement. Viens du clip de Fingerprints, le morceau est fantastique. Emanuelle De La Paix photo couleur de portrait. Il porte un tshirt noir à logo blanc et poste un casque audio sur la tête dont il tiens un écouteur pour le détacher légèrement avec sa main. Il ne fixe pas l'objectctif directement mais le photographe.   Son Site avec sa discographie : https://emmanueldelapaix.mycommerce.shop/

Aujourd’hui je vous emmène dans l’univers nostalgique et crépitant de Mike Cadoo dans le dernier Opus de Dryft, son projet le plus mélodique, tourné vers l’IDM des années 2000 et né après la période 90’s de Gridlock. En 2000 sort l’album Cell, un bijou de l’histoire de la musique électronique industrielle, un album qui fera vriller tout ceux qui le découvrirent à l’époque et dont je fais partie. Particle sort aujourd’hui, tout l’ADN est intact, une tension permanente, une mélancolie technologique, un espace pour tout ceux qui veulent s’approprier ces moments d’équilibriste, le son d’une vie entre structures et chaos.


haveyoulostyourway.bandcamp.co

Mike Cadoo, photo couleur cadré sérée sur lui penché sur ses machines en train de jouer avec un casque sur les oreilles. Mike Cadoo, Photo de face en noir et blanc, il se tient fixant l'objectif devant un mur de béton.

Aujourd’hui je vous emmène en Inde, dans des ragas, la musique classique indienne. Utsav Lal nait à New Delhi et rencontre le piano vers 7 ans. À 9 ans il donne ses premiers concerts. Brisé entre son affection pour la culture de sa région et la conscience que le piano occidental n’en fait pas partie, il se mets en tête de créer la fusion, mais avec un piano extraordinaire. Un piano fluide, doté d’une mécanique de modification de l’accordage de chaque note accessible au musicien. L’instrument lui ouvre le monde des micro-tonalités, des glissements entre toutes les subdivisions non linéaires des octaves permises par les Sitar et Sarod.

utsavlal.com/projects/the-flui

Utsav Lal photo couleur en train de jouer sur un piano fluide de teinte très claire. Il porte une kurta, c'est un vêtement traditionnel d’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh). De nombreux microphones sont dispisé autour du piano. Utsav Lal en photo couleur de face en chemise saumon devant un piano à queue ouvert.

Et tant que vous y êtes je vous pousse la playlist du Tour Live de 2024, ils ont une présence scénique impressionnante et un Suona (hautbois chinois très puissant) en live c'est absolument délicieux.

(Désolé c'est du YT, les plateformes comme Bandcamp sont peu utilisées par les labels indie chinois comme Pollux.)

youtu.be/zPwzE5N3mfk?si=nLNlfb

youtube.com/watch?v=pIauoKet5N

Photo couleur Doudou derière ses machines et instruments lors d'un concert

Aujourd’hui je vous emmène dans un arbre, un vieux sophora pour être exact. On part dans la folk introspective de Doudou et Mabang. Nous sommes presque aveugles de la scène chinoise mais celle-ci n’est pas silencieuse. Cet arbre est à l’entrée du village, lui en est le gardien silencieux, une figure de mémoire, devant la disparition des jeunes partis à la ville. Le voyage comme lien, avec ses chevaux et ses caravanes qui permettaient de relier le Yunnan, le Tibet, l’Asie du Sud, loin de la politique des territoires d’un régime autoritaire.
Leur musique parle d'elle même sans tout traduire, c'est une langue universelle.

youtu.be/WZxiQ1Z10y8?si=G2Kuuu

Doudou et sa soeure Mimi, photo couleur des deux artistes devant un mur avec végétaux. Elles se tiennent cote à cote et fixent l'objectif. Doudou est à droite en chemisier à motifs rose et Mimi (sa deuxième soeure car elles sont nées Tripées) en pull léger noir. Ma Bang Band China Tour 2018 Music à Shanghai. Photo couleur d'une scène avec musicien en costume folklorique jouant lors d'un concert. un Sophora, arbre très courant en chine continentale

Aujourd’hui je vous emmène dans une rivière infinie, on part dans une vague d’arpèges de Lubomyr Melnyk. Il nait dans un camp allemand de déplacés en 48 car ses parents fuient l’Ukraine déjà sous l’attaque de l'URSS. Ils s’expatrieront ensuite au Canada. Il parle du sens de la vie et il observe ce monde. il s’exprime par des vitesses de jeu très élevées. Ce qu’il fait au piano seuls quelques uns peuvent le refaire, d’une exigence ultime, il pousse notre esprit saturé de notes à lâcher prise, c'est son objectif. Fermez les yeux, un halo s’empare de votre esprit, sa musique devient sons et photons, un écoulement fluide et poétique.

lubomyrmelnyk.bandcamp.com/alb

Lubomyr Melnyk photo noir et blanc en contre-plongée. Il est assis en chemise devant un piano, le regard posé sur lui comme si il y était connecté. La main levée  au dessus du clavier et le poing séré prêt à commencer à jouer. Lubomyr Melnyk photo en noir et blanc. Il est assis devant son piano à l'envers sur son tabouret de sorte que le piano soit derière lui. Il fixe l'objectif. Il a une grande barbe et un regard un peu triste mais bienveillant.

Aujourd’hui je vous emmène dans une oeuvre de Qasim Naqvi. Il est Pakistanai et bosse aujourd’hui depuis Chicago ou NewYork. Il est le fondateur de Dawn of Midi (allez voir "Dysnomia" c’est de la techno sans électronique).
Quand il a composé ces titres il imaginait la disparition de l’humanité et la renaissance de la planète sans nous. Youpi. Imaginez la nature envahir les villes, les animaux repeupler tous les espaces, cette nature redevenir plus verdoyante et explosive qu’elle ne l’a jamais été. Un tableau de Thomas Cole, sans aucun personnage.
John Adams n’est jamais loin, les crans de lecture sont infinis, un abîme vertigineux.

qasimnaqvi.bandcamp.com/album/

Qasim Naqvi dans une pièce blanche devant une fenêtre jouant à paramétrer un synthétiseur analogique modulaire. Qasim Naqvi photo noir et blanc de face fixant la camera. Il porte une chemise à careaux ouverte sur un Tshirt col V clair. Il à l'air inquiet et étonné en même temps.

Aujourd’hui je vous emmène dans la belle scène electro écossaise, on part dans l’univers euphorique de Joshua Spence Mainnie Aka Barry Can't Swim. Son dernier opus est absolument fantastique, d’une finesse qui éclate les comparaisons. Dans la veine des génies du genre dans l’art du sampling comme Forest Swords, il sait faire émerger des mélodies du séquencage fin comme sur un fil, comme Jon Hopkins, Bonobo. L’album est un déroulé subtil qui voyage. Sous ses airs léger il mérite une vraie écoute attentive. Ses quelques textes sont tous beaux, chargés d’émotions, une vérité simple sobre crue comme The Streets et son accent.

barrycantswim.bandcamp.com/alb

Joshua Spence Mainnie, photo en concert, prise de derière la scène il se tient en tshirt blanc devant ses platines un micro à la main, l'éclairage est rouge et la foule est en arière plan. Joshua Spence Mainnie photo couleur il est alongé sur un sol blanc, porte un polo rayé et fleuri, une rose jaune dans une main et des galets d'argent dans la paume de l'autre. Ces petits galets sont aussi disposés sur son visage.

Ce soir je vous emmène dans un album de métaux résonnants, on s’infiltre dans l’architecture intérieure du musicien et cinéaste J. Carter. Né à Nashville et basé entre Brooklyn et Berlin, il vous emmène dans des drones vibrants et fragiles, chargés d’une infinie tension, un enjeu qu’il déroule aux frontières de l’instinct de survie. Comme la conclusion d’une transformation, entre un passé non résolu mais accepté tel qu’il est, de façon cathartique, comme une douce renaissance.
Je vous invite à prendre l’ensemble par le début, mais c'est une trilogie et cet album est le dernier, les autres vous attendent avec impatience.

vaagner.bandcamp.com/album/ves

Jeremiah M. Carter photo couleur de lui de 3/4 profil dans une bibliothèque de livres d'occasion, il a le regard absorbé par ce qu'il voit devant lui. Jeremiah M. Carter, photo couleur de face, assis sur un rebord de fenêtre, il porte une veste en jeans bleu. Derière lui un rideau et une trompette posée à cote de lui sur la tablette.

Aujourd’hui je vous emmène dans un saphir du passé, toujours présent et certainement au rendez-vous du futur. On part en 1998 dans l’univers de Peter Ulrich. A la croisée des chemins des ères Rock, Folk et Expérimentales des 80’s, porté et architechturé en MIDI par la technologie d’une époque avec le Yamaha CX5M, le séquencer qui permis à Brendan Perry (Peter fût le batteur de 10 ans) de synthétiser et surtout structurer les parties inimmitables de cordes et flûtes de leurs premiers opus qu'il faisait dans son appartement HLM au 13e étage d'une tour à Millwall.
Un album magique, une pure merveille, mieux qu'une DeLorean volante.
infinitefog.bandcamp.com/album

Photo couleur de Peter Ulrich assis au milieu d'un ensemble de percussions, il tient une baguette et un maillet, une des cinbales derière lui fait comme si il avait un sombrero. Un grand jardin verdoillant en arrière plan derière une grande baie vitrée. photo couleur d'un Yamaha CX5 de 84. on y voit un clavier de contrôle de type piano, un clavier de saisie de texte, les modules d'entrées et sorties et un écran cathodique. Cette machine est l'un des tout premiers synthétiseur FM à huit voix intégré et sampler séquenceur intégré accéssible (30 000 francs de l'époque tout de même)

Aujourd’hui, on part en Iran dans un album de Kayhan Kalhor. Une lumière dans l’obscurité, en exil de son pays étouffé et massacré par son propre régime puis par les autres. Sa musique est la résistance d’une humanité qui existera toujours et partout, comme un ciel de la même couleur pour tout le monde sur ce globe.
Son kamancheh dialogue avec la kora de Toumani Diabaté, artiste demi-dieu disparu mais immortel par ses disques, tout vibre dans l’esprit du radif Iranien, cette culture inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, deux traditions se répondent, tissant une mémoire survivante.
Je vous pose au milieu.


realworldrecords.bandcamp.com/

Kayhan Kalhor photo en couleur assis en tailleur jouant du Kamânche les yeux fermés, un décor de panneaux de bois en arrière plan. Lumière très tamisée. Toumani Diabaté, photo couleur lors d'un de ses derniers concerts avec sa Kora

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.